• Heureux l'ami...

    Heureux l'ami...

     

     

    La distance et le temps séparent sans pitié

    Les cœurs abandonnés aux caprices du vent.

    Le parfum envoûtant de la pure amitié

    Se noie dans la rosée qui rejoint l'océan,

     

    Et les vagues l'emportent au hasard des brisants.

    La grande immensité au tumulte entêtant

    Ouvre bientôt la porte au silence angoissant.

    Puis le calme apparaît et l'esprit se reprend.

     

    Mais le cœur est touché, il bat plus lentement.

    Il est comme l'oiseau qui a brisé ses ailes,

    Regardant s'écouler sur la terre son sang

    Et colorer les eaux qui descendent du ciel.

     

    La distance et le temps ne sont que douce brise

    Pour les cœurs arrimés au port Fidélité.

    L'orage assourdissant n'a plus aucune prise

    Sur la soie embaumée de la douce amitié.

     

    La terre peut gronder, les éclairs foudroyer,

    Le cœur est un cristal à la force d'airain

    Qui brille sans compter, sans fin, sans y penser,

    En un cadre idéal, sans peur du lendemain.

     

    Heureux qui peut marcher chaque jour à chaque heure

    Sur le chemin fleuri d'une amitié fidèle.

    Il est un roi ailé au royaume du cœur

    Et pour toujours béni, sourit au bleu du ciel.

     

    Sérénita

     

     

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