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  • Un jour, un chasseur pénétra dans la forêt, s’égara et tomba dans un trou

    profond d’où il ne put ressortir. Il appela des jours entiers, de plus en plus

    faible et de plus en plus affamé. Finalement, le Bouddha-gorille l’entendit et

    s’approcha. En voyant les parois abruptes et glissantes, il dit à l’homme :

    « Pour être sûr de sortir de là sans te blesser, je vais d’abord m’entraîner avec

    des pierres. » Le gorille fit rouler des pierres de plus en plus grosses dans le

    trou puis les remonta l’une après l’autre. Il fut enfin prêt pour l’homme. Avec

    avoir grimpé péniblement en s’agrippant à des rochers et à des lianes, il

    poussa l’homme à l’extérieur et se servit de ses dernières forces pour

    s’extirper. L’homme regarda autour de lui, très heureux de retrouver la

    liberté. Le gorille gisait à côté de lui, haletant. L’homme dit alors : « Merci,

    gorille. Peux-tu m’aider à quitter cette forêt ? »

    — Oui, répondit le gorille, mais je dois d’abord dormir un peu pour retrouver

    mes forces. » L’homme observa le gorille en train de dormir et se mit à

    réfléchir : « J’ai très faim. Je peux sortir de cette forêt tout seul. Ce n’est qu’un

    animal. Je pourrais lui écraser la tête avec une de ces pierres, le tuer et le

    manger. Pourquoi ne pas le faire ? L’homme souleva une des pierres le plus

    haut possible et la projeta violemment contre la tête du gorille. L’animal hurla

    de douleur et se redressa rapidement, stupéfait et la face ensanglantée. Il

    regarda l’homme et lorsqu’il comprit ce qui s’était passé, des larmes lui

    montèrent aux yeux. Il secoua tristement la tête et dit : « Pauvre homme.

    Maintenant, tu ne pourras plus jamais être heureux. »

     

    Rick Hanson DR Richard Mendius - Le cerveau de Bouddha.

    Texte adapté de l’un des contes de Jataka

     

     

    « La haine ne vainc jamais la haine. La haine se vainc par l’amour. C’est une loi éternelle. »

    Le Dhammapada

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  • Être, c’est être sage sans être, cependant, étranger au fou ; c’est être fort mais non pas pour causer la perte du faible ; c’est jouer avec de jeunes enfants, non comme un père, mais plutôt comme un compagnon qui veut s’initier à leurs jeux.

    C’est être simple et franc avec les hommes et les femmes âgés, c’est vous asseoir avec eux à l’ombre de vieux chênes, alors que vous continuez à marcher avec le printemps.

    C’est partir à la recherche d’un poète, même s’il vit au-delà des sept fleuves, et être en paix en sa présence, sans besoin ni doute, sans une question sur les lèvres.

    C’est savoir que le saint et le pêcheur sont des frères jumeaux, dont le père est notre Gracieux Roi, et que l’un deux est né un instant avant l’autre, nous le considérons comme le Prince héritier.

    C’est suivre la beauté, même si elle nous conduit au bord du précipice ; et bien qu’elle soit ailée alors que vous ne l’êtes pas, et bien qu’elle saute par-dessus le bord, suivez-là. Car où la beauté n’est pas, il n’y a rien.

    C’est être un jardin sans murs, une vigne sans gardien, une maison au trésor à jamais ouverte à tout passant. C’est être volé, trompé, abusé, oui, induit en erreur, pris au piège puis bafoué ; mais malgré tout, regarder du haut de votre plus grand moi et sourire, sachant qu’un printemps viendra certainement dans votre jardin pour danser dans vos feuilles, et un automne pour mûrir vos raisins ; sachant aussi que si une seule de vos fenêtres est ouverte à l’Est, vous ne serez jamais vides, et que tous ceux qui sont considérés comme des brigands et des voleurs, des escrocs et des fraudeurs sont vos frères dans le besoin, et que vous êtes peut-être vous-mêmes comme eux aux yeux des bienheureux habitants de la Cité invisible, au-dessus de cette cité.

    Et maintenant, pour vous aussi dont les mains façonnent et découvrent toutes ces choses nécessaires au confort de nos jours et de nos nuits, Être, c’est être un tisserand aux doigts clairvoyants, un bâtisseur soucieux de lumière et d’espace ; c’est être un laboureur qui ressent que, dans chaque graine qu’il sème, il cache un trésor ; c’est être un pêcheur et un chasseur, ayant pitié du poisson et du gibier, mais ayant plus grande pitié de la faim et des besoins de l’homme.

    Et surtout je vous dis ceci : je voudrais voir chacun de vous sans exception s’associer aux desseins de tout homme, car c’est ainsi seulement que vous pourrez réaliser vos vertueux desseins.

    Mes camarades bien-aimés, soyez audacieux et non craintifs ; soyez ouverts et non bornés ; et jusqu’à ma dernière heure et la vôtre, soyez vraiment votre plus grand moi.

     

    Khalil Gibran

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