•      Tout ne peut être prouvé scientifiquement, ou tout au moins se heurte-t-on, à un moment donné, au mur au-delà duquel notre esprit rationnel ne peut plus rien saisir. La bonne nouvelle, c'est que tout n'a pas absolument besoin d'être prouvé scientifiquement. Cherchons-nous à expliquer le mécanisme de la marche, chaque fois que nous faisons un pas ? Non, n'est-ce pas ? Ce qui ne nous empêche pas de marcher. Pourtant, si on y réfléchit plus profondément, on sait que pour marcher nous utilisons nos muscles, nos articulations, nos tendons, et que c'est notre cerveau qui leur commande de fonctionner. Mais pourquoi notre cerveau leur commande-t-il cela ? Bonne question, n'est-ce pas ?

        Si nous pouvions prouver l'existence de Dieu - ou sa non-existence, d'ailleurs - nous ne serions pas là, aujourd'hui, vous, nos amis blogueurs et moi même, à échanger sur le sujet. Il en serait comme de la marche. Nous avancerions sans nous poser de questions. Seulement voilà, jusqu'à ce jour, personne n'a encore pu prouver scientifiquement l'existence de Dieu.

         L'important, selon moi, n'est pas de chercher absolument à prouver tout ce que l'on avance. C'est de ne pas craindre d'exprimer ce en quoi l'on croit intimement, même si on ne peut le prouver de manière rationnelle. Ceci sans pour autant chercher à imposer sa croyance aux autres et tout en respectant le fait que les autres puissent croire autre chose, et non seulement qu'ils puissent le croire, mais aussi qu'ils puissent avoir raison.

        Et si ce qui demeure encore aujourd'hui le plus grand mystère de tous les temps pouvait enfin être prouvé grâce à la confrontation de toutes les croyances ? Ce serait comme une sorte de puzzle que nous serions tous en train de construire en y apportant chacun notre petite pièce.

       Personne ne peut prétendre connaître la vérité, puisqu'il n'existe pas une vérité mais une infinité de vérités – concept qui lui-même ne peut être prouvé –. Chacun peut affirmer connaître la vérité, et en un sens chacun a raison, parce que la vérité de chaque homme est SA vérité. Pour lui-même. Pour son équilibre et l'harmonie de son être.

       Pour ma part, je crois en l'unité de toutes choses, en l'interdépendance de tous les êtres vivants, lesquels puisent leur énergie de la matrice dans laquelle ils se trouvent, en même temps qu'ils l'alimentent de leur propre énergie individuelle. De là la nécessité pour eux de prendre soin les uns des autres. Il s'agit là d'un concept métaphysique que je ne peux prouver, – peut-être la physique quantique le fera-t-elle un jour -. Ce n'est qu'une impression, une sensation, une sorte d'intuition qui n'a, je vous l'accorde, rien de rationnel, mais que j'éprouve le désir de partager, parce que je sens que ce qui m'apporte personnellement de la sérénité a besoin d'être dit et partagé. Mais je n'oblige personne à adopter mon propre point de vue.

        Une conviction s'acquière en face à face avec soi-même, dans le silence et la sérénité de son être profond. Elle éclaire et fait du bien avant tout parce qu'elle est reçue en toute humilité en son âme. "L'âme" : voilà un mot qui entre dans nombre d'expressions utiles à notre vie pratique – notamment aux assises lorsque l'on nous demande de prendre une décision en "notre âme et conscience"– et qui échappe pourtant à toute définition rationnelle. Parce que l'âme, c'est ce qui en nous échappe à toute convention, à toute idée préétablie, pour que, justement, nous puissions aller voir plus loin que ce qui est prouvé scientifiquement.

        Il est parfois des pensées intimes si bénéfiques pour soi-même que nous éprouvons le désir impérieux de les partager avec les autres. C'est le principe même des rassemblements religieux. Dommage que les églises aient, le plus souvent, failli à leur rôle, en encombrant la tête des gens de principes inutiles, voire nuisibles, lesquels les ont coupés de leur être vrai, leur intimité sacrée, seul lieu où l'on puisse véritablement rencontrer Dieu – selon ce que je crois, bien sûr –.

       Tout cela revient à dire, en conclusion, comme l'ont souligné tous nos amis qui ont bien voulu partager ici leur pensée, qu'il nous faut, à chacun, conserver une bonne dose d'humilité, oui. Pour ma part, je reprendrai les paroles de la magnifique chanson de Jean Gabin, qui n'était pas un grand philosophe, mais dont les mots ont toute leur place ici aujourd'hui : "Maintenant je sais qu'on ne sait jamais".

     

    Sérénita


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  • Ferme les yeux

     

    Parfois ton ciel s’assombrit,

    Même quand dehors resplendit la lumière.

    Parfois le ciel s’enfuit

    Par delà les cimes bleutées.

    Parfois la lune se voile

    Comme ton cœur fatigué.

    Parfois les étoiles se transforment en triste pluie d’automne.

     

     

    Ferme les yeux,

    Laisse passer le nuage.

    Réfugie-toi au paradis de ton être intérieur,

    Laisse-toi caresser par les rayons de ton soleil,

    Puis goûte, à l’ombre des cyprès ou des palétuviers,

    Les effluves enivrants des embruns

    mêlés à ceux des fruits de la passion.

    Rassasie ton regard des visions fleuries de ton Eden,

    Et tu reviendras au monde le cœur léger. 

     

    Sérénita

     

     

     


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  •  

    La grande communion

     

    Les oiseaux le chantent,

    écoutez bien.

    Le vent accompagne et dissémine les notes de leurs chants,

    remerciez-le.

    Les fleurs en diffusent le parfum envoûtant,

    contemplez-les.

    L'air autour de vous est plein de bonté, de joie, d'amour,

    respirez-le.

     

    N'ayez pas peur.

    N'écoutez que le vent.

    Sortez du nuage sombre des soupirs et des pleurs.

    Prenez la main de ceux qui doutent encore.

    Qu'ils voient le monde avec vos yeux si les leurs peinent à s'ouvrir.

    Prêtez-leur vos mains pour toucher l'eau de la vie.

    Prêtez-leur vos nez pour humer les parfums divins.

    Prêtez-leur vos oreilles pour entendre la musique céleste.

    Prêtez-leur vos bouches pour goûter le nectar de la vie.

     

    Prêtez-leur vos cœurs pour capter la grande énergie de l'Amour.

     

     

    Puis souriez.

    Souriez aux anges qui sont là, à vos côtés,

    qui vous sourient aussi,

    à vous tous,

    qui se réjouissent pour vous et pour eux-mêmes

    de la grande communion qui s'en vient.

     

    Vivez, aimez, riez, volez !

    Vous êtes libres et tout puissants,

    si la confiance s'en vient en vous,

    si vous vous prenez la main avec Amour.

     

    Namasté

     

     


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  • La pierre au fond de l'eau

     

    De même que l'on ne peut voir la pierre au fond de la rivière,

    en agitant l'eau de ses mains,

    de même on ne résout aucun problème

    en entretenant le bouillonnement des antagonismes.

    Les solutions saines et durables

    proviennent toujours d'esprits calmes et sereins.

     

    Sérénita


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    Avez-vous remarqué combien la bienveillance est diversement accueillie par les gens ?

    Ceux qui sont dans l'amour ou aspirent à l'être de toutes leurs forces, la reçoivent avec le sourire, un sentiment de sérénité et d'ouverture vers tous les possibles.

    À l'inverse, ceux qui sont encore dans la peur, la perçoivent comme douteuse, "trop polie pour être honnête", une menace à expulser, à exterminer même. Au plus vite. Comme si la lumière qu'elle diffuse était trop intense pour leurs yeux habitués à la pénombre.

    Hier soir, j'ai eu la grande chance d'écouter Yann Arthus Bertrand qui nous a fait l'honneur de sa présence, dans notre petite ville du Nord. La bienveillance rayonnait sur son visage, elle transparaissait dans ses mots. Et vous savez quoi ? Elle était communicative.

    Après nous avoir offert une belle rétrospective de ses expériences photographiques, cinématographiques et de rencontres avec les gens, de toutes nationalités, de toutes croyances, de toutes religions, il nous a livré le fond de son âme, nous a confié vouloir maintenant parler du cœur des hommes, plutôt que de la destruction des espèces, de la surexploitation et de la pollution, dont nous savons tous très bien maintenant ce qu'elles provoquent inexorablement sur notre planète.

    Il continue donc à parcourir le monde, à la rencontre de ces hommes et de ces femmes aux histoires diverses, parfois très difficiles, mais qui, au fond, avancent dans la vie avec le même espoir : être heureux et rendre les leurs heureux. D'ailleurs, il nous prépare en ce moment un nouveau film "Woman". À ne pas manquer, d'après les extraits que j'ai  visionnés hier.

    Tout au long de sa conférence, il a insisté sur le pouvoir et les miracles de la bienveillance. Puis, il a terminé en disant que ce qui est important, c'est de nous accepter les uns les autres, avec nos croyances, nos préférences, nos convictions diverses, parce que finalement, ce qui compte, c'est l'amour. Et que seul l'amour peut actionner un vrai changement de notre monde.

    Yann Arthus Bertrand n'a cessé de parler de et avec bienveillance, tout au long de la soirée. Il a même prouvé en être lui-même incontestablement animé, lorsqu'il a répondu, avec beaucoup de patience et d'humilité à quelques questions un peu abruptes.

    La bienveillance, c'est ça : être à l'écoute des autres, accepter leurs différences, et croire, avec conviction, que malgré ces différences, on peut construire quelque chose de beau ensemble.

    Sérénita

     


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