• La vertu du mystère

     

    Qu’il s’agisse des êtres, des choses ou des événements, leur mystère nous happe bien souvent, puis nous enserre parfois en ses tentacules étouffants. Ses ventouses nous maintiennent solidement et nous empêchent alors de vivre la vie dévoilée, en laquelle, précisément, se cache le plus grand des mystères. Celui qui dévoile tous les autres au grand jour et qui a pour nom Amour.

     

    Car tout revient à l’amour. Tout ramène à l’amour. Même ce qui nous en semble le plus éloigné. Et c’est là le plus grand des mystères. Nous devrions nous en contenter, car il est ce joyau qui fait briller tout l’univers, cette clé d’or qui ouvre toutes les portes. Mais nous, nous préférons tenter de résoudre les petits mystères de notre vie, car nous pensons, à tort, que pour être heureux nous devons tout connaître. Jusqu’au pourquoi de l’élégance d’un brin d’herbe caressé par le vent.

     

    Pourquoi les épines sur la tige de la rose ? Pourquoi ces lames furieuses sur la mer si tranquille quelques instants avant ? Pourquoi ces éclairs furibonds dans les yeux d’un être si doux d’habitude ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tant de pourquoi en nos bouches, en nos regards assoiffés de certitudes !

     

    Et pendant ce temps, nous manquons ces instants chargés de vérité. Ces perles de bonheur sous la tige épineuse de la rose, ces diamants étincelants sur la surface de l’eau, ces gouttes de tendresse au coin d’une paupière…

     

    Tous les mystères ne demandent pas à être révélés. Ils le feront d’eux-mêmes quand le temps sera propice. Ils prendront ce chemin que nous avons soigneusement évité, au moment où ne nous chercherons plus à les élucider. Ils s’inviteront à notre table à l’instant opportun, partageront notre repas, qu‘ils auront relevés du sel de leurs secrets.

     

    En attendant, ne cherchons plus à comprendre les humeurs changeantes de la vague et contemplons simplement ses paillettes d’argent. Ne craignons pas les épines de la rose, mais humons sans y penser le parfum des ses pétales de velours. Ne craignons pas, ne jugeons pas les éclairs furibonds dans les yeux de cet autre, mais tentons doucement d’assécher les larmes qui les ont causés.

     

    Le plus grand des mystères sera révélé par le regard d’amour que l’on aura posé sur le monde. Alors tous les mystères s’éclairciront.

     

    Sérénita

     

    Partager via Gmail Pin It

    3 commentaires
  • La force d'attraction de l'Amour

     

    Partager via Gmail Pin It

    12 commentaires
  • On ne peut fuir son coeur

     

    La souffrance n’est que le pouvoir aussi illusoire qu’exorbitant que tu donnes au souvenir. Sois tout entier dans l’instant et la souffrance disparaît.

     

    La vérité est à la fois ton esclave et ton maître. Ton créditeur et ton débiteur. Car en se révélant à toi, elle t’offre ce merveilleux cadeau de la liberté, qu’il est ensuite de ton devoir de préserver.

     

     

    Pour ton propre équilibre. Dans toutes tes relations, n’oublie jamais que l’autre est celui qui te confronte à toi-même. Il est ton propre reflet. Tires-en les leçons et remercie.

     

    Le cœur est cette maison dans laquelle tu te cognes parfois aux parois. Les feux de tes folies peuvent le mettre en péril. Du moins est-ce ce que tu crois. Mais ce que tu ne sais pas, c’est que ses murs sont ignifugés. Rien ne peut les détruire. Ton cœur est le lieu de ta toute puissance. Au cœur de ton cœur tu es au ciel. Quand le doute t’assaille à l’extérieur, reviens à l’intérieur, au doux nid de ton cœur, là où t’enveloppe la douce lumière de l’amour universel.

     

     

    On peut fuir jusqu’au bout du monde, se fuir soi-même avec bonheur, mais jamais on ne peut fuir son cœur.

    Sérénita

    Partager via Gmail Pin It

    7 commentaires
  • Accepte de :

    perdre ton temps,

    perdre le nord,

    perdre la tête,

    perdre patience,

    perdre l’espoir,

    perdre un amour,

    perdre un ami,

    mais n’accepte jamais

    de perdre ta dignité.

     

    Sérénita

     

     

    Partager via Gmail

    4 commentaires
  • La vie est un cerf-volant

     

    La vie est ce que l’on en fait. Elle n’est pas une fatalité. Elle naît du premier acte créatif que l’on pose, jusqu’au dernier. On la construit à chaque nouveau pas, à chaque poignée de main, franche ou hypocrite, à chaque regard bienveillant ou malveillant, à chaque sourire ou chaque grimace, à chaque objet crée, à chaque habitude délaissée, à chaque décision, à chaque renoncement, chaque envol, chaque recul. La vie est un cerf-volant dont nous tenons la ficelle. Nous pouvons le guider vers la droite ou vers la gauche, plus haut, plus bas, le laisser planer à sa guise, le sourire aux lèvres, ou le ramener vers soi d’un coup de ficelle impatient ou rageur.

    La vie est l’outil dont nous sommes les maîtres. Nous en faisons le déclencheur de chaque étape ou bien un objet inutile à mettre sous globe jusqu’à notre réveil. Si toutefois nous prenons consciemment la décision de nous éveiller enfin à nous-mêmes.

    Sérénita

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire