• Ferme les yeux

     

    Parfois ton ciel s’assombrit,

    Même quand dehors resplendit la lumière.

    Parfois le ciel s’enfuit

    Par delà les cimes bleutées.

    Parfois la lune se voile

    Comme ton cœur fatigué.

    Parfois les étoiles se transforment en triste pluie d’automne.

     

     

    Ferme les yeux,

    Laisse passer le nuage.

    Réfugie-toi au paradis de ton être intérieur,

    Laisse-toi caresser par les rayons de ton soleil,

    Puis goûte, à l’ombre des cyprès ou des palétuviers,

    Les effluves enivrants des embruns

    mêlés à ceux des fruits de la passion.

    Rassasie ton regard des visions fleuries de ton Eden,

    Et tu reviendras au monde le cœur léger. 

     

    Sérénita

     

     

     

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  •  

    La grande communion

     

    Les oiseaux le chantent,

    écoutez bien.

    Le vent accompagne et dissémine les notes de leurs chants,

    remerciez-le.

    Les fleurs en diffusent le parfum envoûtant,

    contemplez-les.

    L'air autour de vous est plein de bonté, de joie, d'amour,

    respirez-le.

     

    N'ayez pas peur.

    N'écoutez que le vent.

    Sortez du nuage sombre des soupirs et des pleurs.

    Prenez la main de ceux qui doutent encore.

    Qu'ils voient le monde avec vos yeux si les leurs peinent à s'ouvrir.

    Prêtez-leur vos mains pour toucher l'eau de la vie.

    Prêtez-leur vos nez pour humer les parfums divins.

    Prêtez-leur vos oreilles pour entendre la musique céleste.

    Prêtez-leur vos bouches pour goûter le nectar de la vie.

     

    Prêtez-leur vos cœurs pour capter la grande énergie de l'Amour.

     

     

    Puis souriez.

    Souriez aux anges qui sont là, à vos côtés,

    qui vous sourient aussi,

    à vous tous,

    qui se réjouissent pour vous et pour eux-mêmes

    de la grande communion qui s'en vient.

     

    Vivez, aimez, riez, volez !

    Vous êtes libres et tout puissants,

    si la confiance s'en vient en vous,

    si vous vous prenez la main avec Amour.

     

    Namasté

     

     

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  • La pierre au fond de l'eau

     

    De même que l'on ne peut voir la pierre au fond de la rivière,

    en agitant l'eau de ses mains,

    de même on ne résout aucun problème

    en entretenant le bouillonnement des antagonismes.

    Les solutions saines et durables

    proviennent toujours d'esprits calmes et sereins.

     

    Sérénita

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  •  

    Avez-vous remarqué combien la bienveillance est diversement accueillie par les gens ?

    Ceux qui sont dans l'amour ou aspirent à l'être de toutes leurs forces, la reçoivent avec le sourire, un sentiment de sérénité et d'ouverture vers tous les possibles.

    À l'inverse, ceux qui sont encore dans la peur, la perçoivent comme douteuse, "trop polie pour être honnête", une menace à expulser, à exterminer même. Au plus vite. Comme si la lumière qu'elle diffuse était trop intense pour leurs yeux habitués à la pénombre.

    Hier soir, j'ai eu la grande chance d'écouter Yann Arthus Bertrand qui nous a fait l'honneur de sa présence, dans notre petite ville du Nord. La bienveillance rayonnait sur son visage, elle transparaissait dans ses mots. Et vous savez quoi ? Elle était communicative.

    Après nous avoir offert une belle rétrospective de ses expériences photographiques, cinématographiques et de rencontres avec les gens, de toutes nationalités, de toutes croyances, de toutes religions, il nous a livré le fond de son âme, nous a confié vouloir maintenant parler du cœur des hommes, plutôt que de la destruction des espèces, de la surexploitation et de la pollution, dont nous savons tous très bien maintenant ce qu'elles provoquent inexorablement sur notre planète.

    Il continue donc à parcourir le monde, à la rencontre de ces hommes et de ces femmes aux histoires diverses, parfois très difficiles, mais qui, au fond, avancent dans la vie avec le même espoir : être heureux et rendre les leurs heureux. D'ailleurs, il nous prépare en ce moment un nouveau film "Woman". À ne pas manquer, d'après les extraits que j'ai  visionnés hier.

    Tout au long de sa conférence, il a insisté sur le pouvoir et les miracles de la bienveillance. Puis, il a terminé en disant que ce qui est important, c'est de nous accepter les uns les autres, avec nos croyances, nos préférences, nos convictions diverses, parce que finalement, ce qui compte, c'est l'amour. Et que seul l'amour peut actionner un vrai changement de notre monde.

    Yann Arthus Bertrand n'a cessé de parler de et avec bienveillance, tout au long de la soirée. Il a même prouvé en être lui-même incontestablement animé, lorsqu'il a répondu, avec beaucoup de patience et d'humilité à quelques questions un peu abruptes.

    La bienveillance, c'est ça : être à l'écoute des autres, accepter leurs différences, et croire, avec conviction, que malgré ces différences, on peut construire quelque chose de beau ensemble.

    Sérénita

     

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  •       Tu t'interroges parfois : "Si j'avais fait ceci, il aurait pu se passer cela ; si je n'avais pas fait cela, il ne se serait pas passé ceci". "Si je dis ceci, se passera-t-il cela ? si je ne fais pas cela, se passera-t-il ceci ?" Le doute s'installe, parfois même, insidieusement un sentiment de culpabilité, ce sentiment acide qui brûle, ronge et détruit à petit feu. Alors que tout ceci n'est qu'illusion.

         L'important est le choix que l'on fait dans l'instant. Certes, il est un critère capital à respecter si l'on veut que ce choix ne soit ensuite entaché de confusion ou de honte : que ce choix soit celui du cœur. Quand tu as fait le choix du cœur, tu as fait le choix du respect de toi-même, donc du respect de la vie pour toi-même, mais aussi du respect de tous les autres, tes semblables, et donc de leur vie à eux aussi, de leurs vie à tous.

          Quoi qu'il arrive ensuite, ce choix reste gravé pour l'éternité, sur un autre plan, lequel n'est pas terrestre mais appartient à une autre dimension, celle de l'Amour. Un amour qui ne calcule pas, qui ne transige pas, qui ne s'altère pas, qui est et restera, quoi que tu fasses, mais qui se nourrit de ta décision et qui grandit à mesure que tu le nourris.

         Cet amour se nomme aussi la vie.

         Ce qui atteint le cœur de l'humanité, c'est ce qui atteint le cœur de l'homme dans son individualité. Quand tu as fait le choix du cœur, rien ni personne ne peut plus t'atteindre, car tu es alors fidèle à toi-même et à ce que tu es, de toute éternité : un être vivant et libre.

         Quoi qu'il arrive ensuite, et quelles que soient les circonstances extérieures, elles ne seront jamais qu'illusion. Ce qui importe, ce ne sont pas les résultats de tes choix, lesquels peuvent avoir été faits sur la base d'illusions ou de mensonges dont tu ignores les mécanismes et la cause, mais ce qui a guidé ces choix. Et si ces choix ont été ceux du cœur, ils ne sont jamais perdus. Ils sont toujours présents, près de toi, en cette autre dimension qui guide l'humanité depuis des millénaires et qui amènera celle-ci jusqu'à sa destination finale, quoi qu'il arrive. Car ces choix, ce sont ceux de la vie, cette vie qui est gravée en toi, comme en toutes choses en ce monde.

         Bien sûr, il serait vain d'ignorer les mauvais choix que l'on a faits par le passé, car ils ont nécessairement des conséquences, mais il est tout aussi vain de transporter leurs ombres culpabilisantes partout où l'on va, ce qui n'est d'aucune utilité et ne fait que mener vers des voies contraires à soi-même.

         Lorsque l'on a le sentiment d'avoir fait un mauvais choix, il est une solution toute simple et très facile à mettre en pratique : en faire un nouveau. Dans l'instant. Le choix du cœur. Le seul qui ait une réalité et qui soit créatif pour le soi et pour l'ensemble. Le seul qui soit libérateur pour le soi et pour l'ensemble.

         S'il était deux règles libératrices à respecter pour être heureux et rendre heureux, ce seraient celles-ci :

    - Faire le choix du cœur, toujours.

    - Le faire à chaque instant.

     

    Sérénita

     

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