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    Comme le papillon, insouciant et léger,

    suis le chemin de la clairière vers laquelle il te guide,

    de jacinthe en primevère,

    à travers la forêt sombre.

     

    Comme l'eau de la rivière, fraîche et pétillante,

    laisse-toi glisser entre les pierres.

     

    Comme le doux zéphyr,

    offre la caresse de tes tendres soupirs

    aux feuillages naissants, aux chênes et aux fougères.

     

    Comme le soleil, lumineux, généreux,

    dispense sans compter la chaleur de tes rayons.

     

    Comme les étoiles qui scintillent

    afin d'alimenter nos rêves,

    sois une étoile dans ta propre galaxie.

     

    Sois ce qui est toi depuis toujours,

    qui te ressemble et te met en amour :

    une fleur parmi les fleurs,

    le vent qui la caresse,

    l'eau qui l'abreuve.

    Une étoile parmi les étoiles,

    le soleil qui la fait danser,

    la lune qui la fait rêver.

     

    Il n'est nulle meilleure place pour toi,

    être de chair et d'os,

    de terre, d'air, d'eau et de feu,

    qu'en l'univers qui te ressemble

    et qui attend, impatiemment,

    que tu te souviennes et que tu te rendes à la Joie.

     

    Sérénita

     

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  • Quelque soit le chemin

     

    Quel que soit le chemin, 

    il te mène à toi-même.

    Ne résiste pas

    à la voix qui t'appelle.

    Ne t'arrête pas à l'ombre du silence

    qui voudrait te contraindre,

    qui voudrait t'arrêter.

    Car il n'est que l'écho

    d'un lointain souvenir.

    Va de l'avant, respire.

    Offre à ton corps 

    le souffle de la joie.

    Offre à ta vie 

    le soleil du sourire.

     

    Sérénita

     

     

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    La vie nous amène parfois à faire des choix, certains faciles, d'autres difficiles. Mais aussi difficiles qu'ils peuvent être parfois, ces choix sont nécessaires lorsqu'ils touchent à notre être profond, à notre identité, à notre authenticité.

    On entend souvent dire : "il faut savoir faire des concessions". Certes, ce n'est pas faux et c'est une règle incontournable, lorsque l'on veut vivre paisiblement en société. C'est là l'autre versant de la tolérance. Toutefois, faire des concessions ne doit pas aller jusqu'à abdiquer toute personnalité, cette dernière attitude se traduisant souvent par : perdre de son authenticité et de son libre-arbitre. Et c'est ce qui se produit lorsque l'on pousse la bonne volonté à faire des concessions jusqu'à renoncer à ce qui fait vibrer le soi.

    Lorsque, un matin, on se réveille avec la sensation de n'être plus soi-même, d'avoir un peu perdu de sa substance, et que l'on en connaît la raison, c'est que l'heure est venue de faire un choix. Un choix probablement difficile, à la mesure de l'aliénation qu'on a laissé s'installer, par paresse, négligence, lâcheté, ou simplement par trop grande gentillesse, mais un choix nécessaire.

    Quand peut-on être sûr que ce choix devient indispensable ? Quand on a davantage la sensation de subir la vie que de la vivre.

    Ce choix peut-il avoir des conséquences négatives pour le soi ? Jamais. Contraignantes, sans doute. Déstabilisantes, souvent. Dérangeante, probablement. Mais jamais négatives. Car le soi sait bien mieux que quiconque ce qui est bon pour lui, ce qui est libératoire, ce qui peut le rendre heureux. L'écouter, c'est être sage. Le respecter, c'est lui donner une chance, la chance de s'exprimer en tant qu'être libre. C'est lui offrir en inestimable cadeau la possibilité d'aimer les autres en s'aimant soi-même.

     

    Sérénita

     

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       En matière de communication avec nos semblables, il est des jours où nous ne savons plus très bien où nous en sommes. Nous ne savons plus s'il nous faut prendre ce chemin à droite, cet autre, à gauche, ou si nous devons stopper notre marche. Peut-être même reculer. Si nous devons parler ou nous taire, agir ou rester statique. Les événements nous échappent. Les êtres nous échappent. Nous aimerions, parfois, que nos paroles ou nos actes aient un réel impact sur la vie de ceux qui nous entourent, quand nous réalisons que ce qu'ils vivent ou ce qu'ils font les mène tout droit à leur perte. Mais nous échouons la plupart du temps, et c'est normal, car chacun reste libre de sa propre vie, doit faire ses propres choix et suivre son propre chemin. Mais c'est décourageant et déstabilisant parfois, pour nous qui n'avons pas la même vision des choses. La tentation est grande alors, d'abandonner. Pour retrouver un semblant de confort, de sérénité, pour nous retrouver.

     

    Or, chacun est bien conscient que l'abandon n'est pas non plus la solution. Car alors, vient s'ajouter à nos peurs, nos doutes, nos hésitations, nos incompréhensions, la morsure de la culpabilité. Comment, en effet, pouvoir se regarder en face quand on n'a pas eu le courage de faire face ? Quand on a abandonné ? C'est que l'on confond, bien souvent, abandon et lâcher prise.

     

    Abandonner, c'est renoncer à quelque-chose de meilleur pour soi ou pour un autre. C'est accepter la défaite, l'échec, en prendre son parti et tourner le dos.

     

    Lâcher prise, c'est rester en retrait par rapport à ce dont nous ne sommes pas maîtres, tout en restant vigilent, disponible et à l'écoute de ceux qui ont à prendre des décisions capitales pour leur bien-être. Ce qui nécessite de notre part de la patience, de la confiance, de l'empathie, de la générosité de cœur, de l'écoute attentive et une absence totale de jugement. Savoir aider l'autre sans chercher à l'influencer. Comprendre l'autre dans sa différence. Etre tolérant envers l'autre lorsque son comportement ou ses décisions nous semblent incorrects et donc non acceptables, en gardant toujours à l'esprit que son histoire est différente de la nôtre.

     

    Rester avant tout disponible et aimant. S'adresser, toujours, au cœur de l'autre, sans être juge de ses actes. L'aider du mieux que l'on peut et pour le reste, laisser agir Dieu, l'ange, la providence, l'intelligence infinie, le cœur du monde, selon la manière dont on préfère nommer cette énergie infinie et toute puissante, à même de guérir toute âme de sa détresse et de sa solitude pour y implanter la joie de vivre et l'amour.

     

    Sérénita

     

     

     

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  • Chercher constamment à ressembler à l'image parfaite de soi-même

    est pure illusion et le plus sûr moyen d'échouer. La perfection est

    céleste quand l'être humain est terrestre et imparfait par nature.

    Rester authentique, s'accepter tel que l'on, avec ses imperfections, ses

    limites, ses doutes, ses peurs, sans crainte du regard des autre ni

    hésitation à s'affirmer, est le meilleur moyen d'être et de rester libre.

     

    La première option est souvent source de déception, car la perfection

    n'existant pas, de par sa nature subjective, le soi demeure perfectible à

    l'infini, donc esclave de lui-même, et par conséquent, jamais serein.

     

    La deuxième option ouvre la voie sur le bien-être, parce que la

    sensation de liberté amène toujours à l'expression de soi, le Soi qui, lui

    aussi, est perfectible, et peut grandir ou s'atrophier en fonction des

    choix que l'on fait, mais qui survit seulement dans un corps qui accepte

    ses limites.

     

    Je remercie tous ceux et celles qui aiment à pointer du doigt mes

    imperfections, car je ne veux surtout pas être parfaite. Cela me

    couperait de la compagnie de mes semblables, imparfaits comme moi,

    mais si charmants, si attachants, malgré ou grâce à leurs

    imperfections, quand les gens "parfaits" et "irréprochables"

    deviennent parfois si ennuyeux !

     

    Sérénita

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