•       Tu t'interroges parfois : "Si j'avais fait ceci, il aurait pu se passer cela ; si je n'avais pas fait cela, il ne se serait pas passé ceci". "Si je dis ceci, se passera-t-il cela ? si je ne fais pas cela, se passera-t-il ceci ?" Le doute s'installe, parfois même, insidieusement un sentiment de culpabilité, ce sentiment acide qui brûle, ronge et détruit à petit feu. Alors que tout ceci n'est qu'illusion.

         L'important est le choix que l'on fait dans l'instant. Certes, il est un critère capital à respecter si l'on veut que ce choix ne soit ensuite entaché de confusion ou de honte : que ce choix soit celui du cœur. Quand tu as fait le choix du cœur, tu as fait le choix du respect de toi-même, donc du respect de la vie pour toi-même, mais aussi du respect de tous les autres, tes semblables, et donc de leur vie à eux aussi, de leurs vie à tous.

          Quoi qu'il arrive ensuite, ce choix reste gravé pour l'éternité, sur un autre plan, lequel n'est pas terrestre mais appartient à une autre dimension, celle de l'Amour. Un amour qui ne calcule pas, qui ne transige pas, qui ne s'altère pas, qui est et restera, quoi que tu fasses, mais qui se nourrit de ta décision et qui grandit à mesure que tu le nourris.

         Cet amour se nomme aussi la vie.

         Ce qui atteint le cœur de l'humanité, c'est ce qui atteint le cœur de l'homme dans son individualité. Quand tu as fait le choix du cœur, rien ni personne ne peut plus t'atteindre, car tu es alors fidèle à toi-même et à ce que tu es, de toute éternité : un être vivant et libre.

         Quoi qu'il arrive ensuite, et quelles que soient les circonstances extérieures, elles ne seront jamais qu'illusion. Ce qui importe, ce ne sont pas les résultats de tes choix, lesquels peuvent avoir été faits sur la base d'illusions ou de mensonges dont tu ignores les mécanismes et la cause, mais ce qui a guidé ces choix. Et si ces choix ont été ceux du cœur, ils ne sont jamais perdus. Ils sont toujours présents, près de toi, en cette autre dimension qui guide l'humanité depuis des millénaires et qui amènera celle-ci jusqu'à sa destination finale, quoi qu'il arrive. Car ces choix, ce sont ceux de la vie, cette vie qui est gravée en toi, comme en toutes choses en ce monde.

         Bien sûr, il serait vain d'ignorer les mauvais choix que l'on a faits par le passé, car ils ont nécessairement des conséquences, mais il est tout aussi vain de transporter leurs ombres culpabilisantes partout où l'on va, ce qui n'est d'aucune utilité et ne fait que mener vers des voies contraires à soi-même.

         Lorsque l'on a le sentiment d'avoir fait un mauvais choix, il est une solution toute simple et très facile à mettre en pratique : en faire un nouveau. Dans l'instant. Le choix du cœur. Le seul qui ait une réalité et qui soit créatif pour le soi et pour l'ensemble. Le seul qui soit libérateur pour le soi et pour l'ensemble.

         S'il était deux règles libératrices à respecter pour être heureux et rendre heureux, ce seraient celles-ci :

    - Faire le choix du cœur, toujours.

    - Le faire à chaque instant.

     

    Sérénita

     

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    Comme le papillon, insouciant et léger,

    suis le chemin de la clairière vers laquelle il te guide,

    de jacinthe en primevère,

    à travers la forêt sombre.

     

    Comme l'eau de la rivière, fraîche et pétillante,

    laisse-toi glisser entre les pierres.

     

    Comme le doux zéphyr,

    offre la caresse de tes tendres soupirs

    aux feuillages naissants, aux chênes et aux fougères.

     

    Comme le soleil, lumineux, généreux,

    dispense sans compter la chaleur de tes rayons.

     

    Comme les étoiles qui scintillent

    afin d'alimenter nos rêves,

    sois une étoile dans ta propre galaxie.

     

    Sois ce qui est toi depuis toujours,

    qui te ressemble et te met en amour :

    une fleur parmi les fleurs,

    le vent qui la caresse,

    l'eau qui l'abreuve.

    Une étoile parmi les étoiles,

    le soleil qui la fait danser,

    la lune qui la fait rêver.

     

    Il n'est nulle meilleure place pour toi,

    être de chair et d'os,

    de terre, d'air, d'eau et de feu,

    qu'en l'univers qui te ressemble

    et qui attend, impatiemment,

    que tu te souviennes et que tu te rendes à la Joie.

     

    Sérénita

     

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  • Quelque soit le chemin

     

    Quel que soit le chemin, 

    il te mène à toi-même.

    Ne résiste pas

    à la voix qui t'appelle.

    Ne t'arrête pas à l'ombre du silence

    qui voudrait te contraindre,

    qui voudrait t'arrêter.

    Car il n'est que l'écho

    d'un lointain souvenir.

    Va de l'avant, respire.

    Offre à ton corps 

    le souffle de la joie.

    Offre à ta vie 

    le soleil du sourire.

     

    Sérénita

     

     

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    La vie nous amène parfois à faire des choix, certains faciles, d'autres difficiles. Mais aussi difficiles qu'ils peuvent être parfois, ces choix sont nécessaires lorsqu'ils touchent à notre être profond, à notre identité, à notre authenticité.

    On entend souvent dire : "il faut savoir faire des concessions". Certes, ce n'est pas faux et c'est une règle incontournable, lorsque l'on veut vivre paisiblement en société. C'est là l'autre versant de la tolérance. Toutefois, faire des concessions ne doit pas aller jusqu'à abdiquer toute personnalité, cette dernière attitude se traduisant souvent par : perdre de son authenticité et de son libre-arbitre. Et c'est ce qui se produit lorsque l'on pousse la bonne volonté à faire des concessions jusqu'à renoncer à ce qui fait vibrer le soi.

    Lorsque, un matin, on se réveille avec la sensation de n'être plus soi-même, d'avoir un peu perdu de sa substance, et que l'on en connaît la raison, c'est que l'heure est venue de faire un choix. Un choix probablement difficile, à la mesure de l'aliénation qu'on a laissé s'installer, par paresse, négligence, lâcheté, ou simplement par trop grande gentillesse, mais un choix nécessaire.

    Quand peut-on être sûr que ce choix devient indispensable ? Quand on a davantage la sensation de subir la vie que de la vivre.

    Ce choix peut-il avoir des conséquences négatives pour le soi ? Jamais. Contraignantes, sans doute. Déstabilisantes, souvent. Dérangeante, probablement. Mais jamais négatives. Car le soi sait bien mieux que quiconque ce qui est bon pour lui, ce qui est libératoire, ce qui peut le rendre heureux. L'écouter, c'est être sage. Le respecter, c'est lui donner une chance, la chance de s'exprimer en tant qu'être libre. C'est lui offrir en inestimable cadeau la possibilité d'aimer les autres en s'aimant soi-même.

     

    Sérénita

     

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       En matière de communication avec nos semblables, il est des jours où nous ne savons plus très bien où nous en sommes. Nous ne savons plus s'il nous faut prendre ce chemin à droite, cet autre, à gauche, ou si nous devons stopper notre marche. Peut-être même reculer. Si nous devons parler ou nous taire, agir ou rester statique. Les événements nous échappent. Les êtres nous échappent. Nous aimerions, parfois, que nos paroles ou nos actes aient un réel impact sur la vie de ceux qui nous entourent, quand nous réalisons que ce qu'ils vivent ou ce qu'ils font les mène tout droit à leur perte. Mais nous échouons la plupart du temps, et c'est normal, car chacun reste libre de sa propre vie, doit faire ses propres choix et suivre son propre chemin. Mais c'est décourageant et déstabilisant parfois, pour nous qui n'avons pas la même vision des choses. La tentation est grande alors, d'abandonner. Pour retrouver un semblant de confort, de sérénité, pour nous retrouver.

     

    Or, chacun est bien conscient que l'abandon n'est pas non plus la solution. Car alors, vient s'ajouter à nos peurs, nos doutes, nos hésitations, nos incompréhensions, la morsure de la culpabilité. Comment, en effet, pouvoir se regarder en face quand on n'a pas eu le courage de faire face ? Quand on a abandonné ? C'est que l'on confond, bien souvent, abandon et lâcher prise.

     

    Abandonner, c'est renoncer à quelque-chose de meilleur pour soi ou pour un autre. C'est accepter la défaite, l'échec, en prendre son parti et tourner le dos.

     

    Lâcher prise, c'est rester en retrait par rapport à ce dont nous ne sommes pas maîtres, tout en restant vigilent, disponible et à l'écoute de ceux qui ont à prendre des décisions capitales pour leur bien-être. Ce qui nécessite de notre part de la patience, de la confiance, de l'empathie, de la générosité de cœur, de l'écoute attentive et une absence totale de jugement. Savoir aider l'autre sans chercher à l'influencer. Comprendre l'autre dans sa différence. Etre tolérant envers l'autre lorsque son comportement ou ses décisions nous semblent incorrects et donc non acceptables, en gardant toujours à l'esprit que son histoire est différente de la nôtre.

     

    Rester avant tout disponible et aimant. S'adresser, toujours, au cœur de l'autre, sans être juge de ses actes. L'aider du mieux que l'on peut et pour le reste, laisser agir Dieu, l'ange, la providence, l'intelligence infinie, le cœur du monde, selon la manière dont on préfère nommer cette énergie infinie et toute puissante, à même de guérir toute âme de sa détresse et de sa solitude pour y implanter la joie de vivre et l'amour.

     

    Sérénita

     

     

     

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