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    Le "souffle-douleur" et le bon samaritain

     

    Qu'est-ce qu'un souffle-douleur ? C'est une personne qui transporte avec elle, en elle, tant de souffrance ou de colère, que lorsque vous passez près d'elle, vous pouvez presque sentir son souffle d'amertume descendre sur vous.

     

    Il est des souffle-douleur qui soufflent leur douleur inconsciemment, comme s'ils avaient besoin d'extérioriser leur trop-plein d'amertume. Ceux-là ne cherchent pas à vous inonder de leur souffle, ils ne font que transporter avec eux une peine trop lourde.

     

    Mais il est aussi des souffle-douleur qui soufflent spécifiquement sur certains êtres, leurs futurs souffre-douleur, choisis précisément par eux parce que présentant toutes les caractéristiques d'un bon samaritain.

     

    Qu'est-ce qu'un bon samaritain ? C'est une personne altruiste qui ne passera jamais à côté d'un être qui souffre sans tenter de lui venir en aide d'une manière ou d'une autre. Car c'est le principe même du bon samaritain. C'est sa nature. C'est ancré dans ses gènes. Il est aimant, généreux et désintéressé. Il ne peut tout simplement pas faire autrement. Et si, de temps à autre, il s'exprime lui-même en tant que souffle-douleur - après tout, il est aussi humain que les autres - ce n'est jamais pour attirer la compassion. Car il s'estime toujours mieux loti que n'importe qui. Un bon samaritain est aussi une personnalité humble et hypersensible.

     

    Aussi, quand ce bon samaritain rencontre un souffle-douleur de la deuxième catégorie, il n'en ressort pas toujours indemne. Ce dernier se sert souvent des sentiments d'autrui pour alimenter ses propres illusions, parfois même à des fins nuisibles. Comme un vampire, il aspire le sang de vie d'autrui pour sa propre consommation, vidant ce dernier, du même coup, de toute son énergie. Quand le bon samaritain s'en aperçoit, il est extrêmement déçu, blessé et en colère, mais aussi, étrangement, honteux. Honteux de s'être laissé gruger. Honteux de se sentir coupable. Pire encore : honteux d'avoir été obligé de couper les ponts avec le souffle-douleur, qui, dès lors, souffle une douleur encore plus intense. Du moins le samaritain le croit-il. Car un bon samaritain est incapable de penser autrement qu'en termes de bons et beaux sentiments. Ainsi, il se sentira toujours coupable d'entretenir de mauvaises pensées envers quelqu'un, même si cette personne s'est révélée fausse, vile ou cruelle envers lui.

     

    Si vous vous reconnaissez dans ce bon samaritain désabusé, cessez de penser qu'à cause de vous le souffle-douleur erre comme une âme en peine, soufflant deux fois plus fort cette peine que vous pensez avoir alimentée. Car il n'en est rien. C'est vous qui êtes vidée de votre énergie. Non pas lui. Voulez-vous continuer à augmenter sa dose d'hémoglobine en vous vidant de la vôtre par vos pensées coupables ? Dans ce cas, C'est vous, à présent, qui risquez de rejoindre le groupe des souffle-douleur. Et c'est ce qu'il cherche. Ainsi pense-t-il pouvoir supporter plus aisément sa propre charge. Vous n'êtes en aucun cas responsable de son mal-être. Vous avez fait ce que vous aviez à faire, ce que votre cœur vous a dicté de faire. Avec la générosité qui vous caractérise. La manière dont le souffle-douleur l'interprète et ce qu'il en fait, c'est son affaire, pas la vôtre. Cela ne regarde que lui et ne doit pas vous préoccuper ou vous empêcher d'avancer.

     

    En bon samaritain que vous êtes, poursuivez votre route. Continuez à exprimer votre nature profonde, faite de douceur et de compassion. Servez-vous simplement de votre ou de vos mauvaises expériences passées pour reconnaître les signes appartenant au souffle-douleur de deuxième catégorie et cette fois, passez votre chemin quand vous en rencontrez un.

    Pour votre propre tranquillité d'esprit.

    Sérénita

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  • L e sel de tes erreurs

     

    Si la vie, parfois, te prend par surprise et dépose à tes pieds le tas de sel de tes erreurs,

    ne détourne pas le regard. Accepte simplement cette partie de ton passé comme une

    étape nécessaire sur le chemin de toi-même. Mais dis-toi que le sel ne te rongera pas, à

    moins que tu ne t’attardes sur lui plus longtemps que nécessaire. 

    N'oublie pas que la fonction première du sel est de donner du goût aux aliments. De la

    même manière, le sel de la vie donne du goût à ta vie.

    Dans l'océan de ta vie, où repose le coffre de tes victoires,

    le sel de tes erreurs est dilué dans l'eau de ton bonheur de vivre. 

    Apprends de tes erreurs.

    Fais de chacune d'entre elles une occasion de grandir.

    Vois comme elles auront pu éclairer des parties sombres de ta vie.

    Mais ne les laisse jamais devenir des grains de sel solitaires

    qui rongent au lieu de saupoudrer.

     

    Sérénita 

     

     

     

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    Au cours de ta vie, tu seras souvent confronté à la désillusion des portes qui se referment, à la déception de celles qui restent fermées. 

    Mais ta porte, celle qui te cache cette possibilité encore mystérieuse et importante pour toi, cette porte-là, tu la reconnaîtras immédiatement. Alors tu la verras s’entrouvrir lentement.

    Ce jour là, à ce moment-là, pousse-la sans crainte. Car quelque-chose de bon pour toi t’attend de l’autre côté.

    Sérénita

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    Si le vent, un matin, te souffle à l’oreille :

    « Va, prends ce chemin, suis ton cœur, il t’appelle »,

    Prends-le, avance, confiant, le long de ses courbes sinueuses,

    Laisse-toi bercer par la musique des feuilles qui bruissent dans le vent,

    Mêlée à celle des oiseaux sifflant leur mélodie d’amour,

    Laisse-toi griser par les parfums,

    Emerveiller par les couleurs.

    Ne te retourne pas sur les pierres qui t’ont fait trébucher,

    Ne crains pas celles qui te feront trébucher encore,

    Car lorsque tu les auras contournées,

    Ce seront elles qui donneront plus de prix 

    Aux merveilles de ta vie.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

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    Si tu ne sais plus le chemin des étoiles,

    laisse le vent te le chuchoter à l'oreille.

    Si tu ne connais plus les notes du bonheur,

    invite l'oiseau chanteur à en siffler la douce mélodie.

    Si tu ne sais plus le goût de l'amour,

    permets au parfum de la rose d'embaumer ton cœur.

     

    L'univers hors de toi te caresse et te berce,

    t'ouvre son cœur et ouvre le tien,

    si tu laisses la plume entrevue dans le ciel devenir l'ange de tes petits matins.

     

    Le monde, hors de toi, est plus petit qu'un grain de sable.

    Le monde en toi est plus grand que l'univers,

    si tu mets ta main dans la main de l'amour en habit de lumière,

    au cœur flottant qui s'offre, généreux, au ressac vigoureux.

     

    Alors, ton âme se met à fredonner une mélodie encore inconnue,

    mais déjà chantée par les anges et les fées qui bordent ton chemin,

    le regard bienveillant,

    un sourire merveilleux illuminant tout leur être.

     

    Tu es pour toi-même le seul mât de misaine

    flottant au-dessus de la mer déchaînée,

    mais tu n'es pas seul pour y monter,

    Si en toi la porte reste entrebâillée

    sur ton cœur offert à la pluie de l'univers.

     

    Sérénita

     

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