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    Nativité

     

    Sur la paille endormi, rêve l'enfant béni.

    Il rêve de la paix que les hommes ont perdue

    Dans le monde interdit de leurs songes maudits,

    Sous le rideau épais, ombre d'anges déchus.

     

    Il est, sans le savoir, la clé de tous les temps,

    Mais il dort maintenant sous le regard aimant,

    Tendre et rempli d'espoir de sa douce maman,

    Au sort s'en remettant, le cœur au ciel battant.

     

    Il ne sait pas encore, et Dieu le sait pourtant

    Ce que sera demain, sur la terre durcie

    Par les ors, les trésors, que les loups survivants

    Cherchent main dans la main et le poing au fusil.

     

    Mais son âme le sait qui palpite en son corps.

    Le savent les rois mages et Joseph et Marie,

    Et puis l'âne qui brait, l'oiseau qui chante au nord,

    Au sud la biche sage et le bœuf qui mugit.

     

    Le savent même l'eau et la pierre au soleil,

    Et le brin d'herbe à l'ombre du fier sycomore

    Et l'aigle tout là-haut examinant le ciel,

    La rose, au matin sombre envisageant la mort.

     

    Pour le moment il dort, le Sauveur de la terre,

    Innocent et paisible au doux nid de l'amour.

    En cet instant son sort, ignoré de ses pairs

    Semblerait impossible à tout être alentour.

     

    Et pourtant son destin fut bel et bien scellé

    Pour qu'un nouveau matin, pour nous, puisse briller.

    Aujourd'hui et demain, chantons la liberté

    Qu'un beau jour, sur nos mains, Il est venu poser.

     

    Aujourd'hui et demain, chantons ce bel Amour

    Qui à la divine heure est né pour tous les êtres

    Aujourd'hui et demain, pour longtemps, pour toujours,

    Qu'il palpite en nos cœurs et chante à nos fenêtres !

     

    Sérénita

     

     

     


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  • La maison se fait belle

    Maison fleurie (Claude Monnet)

     

     

    Pour le bal du printemps, la maison se fait belle,

    D'un collier de fleurs bleues, elle orne sa poitrine.

    Dans ses yeux amoureux, un parfum d'aubépine

    Pose discrètement ses effluves rebelles.

     

    Elle a tout d'une fée qui enchante les prés,

    Oiseaux et papillons se posent entre ses bras

    Et embrassent son front d'un baiser délicat,

    Attendris et charmés par sa robe embaumée.

     

    Il ne lui manque plus que deux jambes légères

    Pour voler dans les nues au-dessus des rivières,

    Des lacs, des océans, des prairies, des vallées...

     

    Mais voilà, son destin est de se tenir là,

    De charmer simplement les yeux de l'étranger...

    Qui passant un matin, amoureux en tomba.

     

    Sérénita


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  • La maison du pêcheur

    Claude Monet - "La maison du pêcheur"

     

     

    La maison du pêcheur, alanguie au soleil,

    Semble admirer au loin l'horizon scintillant.

    De toute sa hauteur, semblant toucher le ciel,

    Elle observe avec soin les vagues moutonnant,

     

    Comme si elle guettait, au moindre coup de vent,

    La houle redoutée des courageux marins,

    Ne renonçant jamais à braver l'océan

    Aux terribles dangers, en ces jours de gros grain.

     

    Ses yeux sont des fenêtres ouvertes sur le monde,

    Et les vagues l'emportent en ses rêves sucrés.

    En ces paroles muettes, en cette bouche ronde,

    Qu'est sa mignonne porte, en ce si bel été,

     

    Elle paraît vivante et chante pour nos âmes

    La chanson de son coeur tout plein d'amour pour nous,

    Sur cette douce pente éclairée d'une flamme.

    C'est le son du bonheur qui résonne, tout doux...

     

    Sérénita

     

     


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  • "Le vieil homme triste" - Vincent Van Gogh

     

     

    Ses yeux guettent en vain une île où se poser,

    Ses ailes sont coupées, sa voix est chevrotante...

    Mon Dieu, tout'ces années, une si longue attente...

    Jusqu'à ce qu'un matin tout se soit envolé,

     

    Les rêves, les espoirs, la passion du vivant,

    Tout ce qui fait des jours les roses de la vie

    Et qui donne à l'amour sa touche de folie,

    Du matin jusqu'au soir, hier et maintenant,

     

    Pour un sourire bu avant que d'être offert,

    Pour un malentendu laissant le coeur ouvert,

    Et sa blessure vive au vent mauvais du nord,

     

    Il a perdu le goût, il a perdu l'envie,

    Ne sait ce qui arrive et ne fait plus d'effort,

    Ne veut plus rien du tout mais...il cherche la vie !

     

    Sérénita

     

     

     


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  • La maison se fait belle

     "Maison fleurie" de Claude Monnet

     

    Pour le bal du printemps, la maison se fait belle,

    D'un collier de fleurs bleues elle orne sa poitrine.

    Dans ses yeux amoureux, un parfum d'aubépine

    Pose discrètement ses effluves rebelles.

     

    Elle a tout d'une fée qui enchante les prés,

    Oiseaux et papillons se posent entre ses bras

    Et embrassent son front d'un baiser délicat,

    Attendris et charmés, par sa robe embaumée.

     

    Il ne lui manque plus que deux jambes légères

    Pour voler dans les nues, au-dessus des rivières,

    Des lacs, des océans, des prairies, des vallées...

     

    Mais voilà, son destin est de se tenir là,

    De charmer simplement les yeux de l'étranger...

    Qui passant, un matin, amoureux en tomba.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     


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