• Le chercheur de vérité

    Le chercheur de vérité

     

     La vie d’Alban a basculé dans le néant.

      Cadre supérieur dans une grande entreprise, marié et chef de famille, il est en train de traverser une crise existentielle majeure. Ce genre de crise plus près du burn out que de la simple remise en question de soi-même. Mais un burn out avec une résonance particulière qui ne ressemble à aucune autre, où plus rien n’a de sens, où tout est bouleversé, désaxé, déboulonné, sorti des gonds. Le passé, le présent, l’avenir, tout se mélange dans une espèce de magma géant, dans lequel, étrangement, se réorganise sous vos yeux cet agencement stellaire connu de tous : la galaxie. Mais une galaxie observable à l’échelle microscopique. Alban y entrevoit en lui-même des milliers de particules en train de tourbillonner autour d’un trou noir et de former peu à peu une spirale. Le problème, c’est qu’il ne sait pas du tout où il se situe dans toute cette organisation surgie du néant de son cerveau anesthésié, ni si, ni à quel moment il sera avalé par le trou noir.

     

       Alban a perdu toute notion d’existence. D’ailleurs, existe-t-il vraiment ? Ne se trouve-t-il pas plutôt dans un rêve en cette période hors du temps et de l’espace ? Ou pire encore : cette vie que jusqu’à présent il menait au quotidien, entre son travail qui lui prend douze heures par jour et sa vie familiale et sociale devenues quasi inexistantes, n’est-ce pas là que se trouve le rêve ? Ou plutôt le cauchemar ? Il ne sait plus rien. Plus rien du tout. C’est extrêmement angoissant et très déstabilisant.

     

       De réputation, Alban a pourtant l’esprit très affûté. Il a l’habitude de prendre des décisions importantes avec la rapidité de l’éclair, non pas parce qu’il bâcle les choses, mais bien parce qu’il est doué d’une haute et rapide capacité de compréhension liée à son intelligence hors du commun, avec un taux de réactivité de mille pour cent, quelle que soit la situation. Mais là, seul face à lui-même, il ne sait plus rien, ne voit plus rien, à fortiori ne prévoit plus rien, n’envisage plus rien, n’espère plus rien.

    Ne croît plus rien.

     

       En réalité, plus rien ne semble avoir de sens maintenant qu’il est seul à seul avec lui-même. Jusqu’à ce jour, il s’était toujours trouvé au moins une personne pour lui dire ce qu’il convenait d’explorer, d’expérimenter, de créer, pour le bien de ceci ou de cela, et il avait toujours su quoi faire avec ces directives. Il lui arrivait même de plus en plus souvent de les anticiper, toujours avec beaucoup de talent et d’efficacité, tant il était devenu au fil du temps une espèce de corps vide de toute substance vitale pour lui-même, habité entièrement par l’âme de l’entreprise qui l’employait.

     

       À présent, il n’est plus rien de tout cela. Ni quelqu’un d’autre. Ni même autre chose. Il lui semble n’être plus rien. Une sorte de néant ambulant pourvu d’ailes pas même visibles et totalement inutiles. Il ne sait plus du tout qui il est, où il est, où il va. Ni où se trouve la vérité. Ni, d’ailleurs, s’il existe une vérité en dehors de celle qu’il a toujours vécue. Puisque d’une seconde à l’autre cette vérité peut-être anéantie sans laisser d’elle aucune trace.

    Le néant.

    Le vide.

    Sombre. Silencieux. Inodore. Sans saveur. Impalpable.

    Juste angoissant.

     

       Pourtant… au fin fond de ce néant, une petite lueur, une toute petite lueur semble attirer vers elle, inlassablement, son regard attentif. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas prêté attention, comme si ce n’était pas le moment, comme s’il devait en passer par cette noirceur totale avant de la découvrir, mais à présent, cette faible lueur vacillante semble vouloir aspirer en elle la nuit tout autour, et ne cesse de lui susurrer à l’oreille : cherche en toi la vérité.

     

       Cette petite lumière presque vivante est étrange, surnaturelle, et pourtant pas du tout inquiétante. Au contraire, au-dessus de cette angoisse diffuse qu’Alban promène partout avec lui depuis plusieurs semaines maintenant, elle éclaire comme le phare éclaire l’océan par une nuit de tempête. Elle semble vraiment lui vouloir du bien. Oui, mais… comment trouver en moi la vérité, se dit-il, quand je ne suis qu’un bâtiment en ruine, quand tout en moi n’est que vent glacial qui gèle tout sur son passage ? C’est alors qu’une petite voix se fait entendre dans un recoin de son cerveau. « Va chercher de l’aide auprès de quelqu’un. » Oui, se dit-il, animé d’un espoir tout neuf, il y a sûrement quelqu’un qui pourra m’aider, ou tout au moins me mettre sur la voie… Oui, mais qui ? Difficile en ce monde sens dessus dessous qui ne sait pas lui-même où sont le nord et le sud, de trouver une personne assez sage pour me montrer le chemin de la vérité.

     

       Mais sans qu’il le sache encore, un déclic vient de se faire dans l’esprit d’Alban. Son cerveau y a travaillé patiemment en amont sans qu’il s’en aperçoive. Le moment de sa prise de conscience était inscrit dans ses neurones, aussi sûrement que la naissance du papillon dans les cellules du cocon en mutation. Le premier pas a été fait, celui qui a fait entrevoir à Alban la possibilité d’une sortie de crise.

       Il va pourtant lui falloir encore quelques jours avant que la solution lui apparaisse enfin. Sa sœur lui a parlé un jour d’un thérapeute, un homme d’une grande sagesse, selon elle, qui sait instantanément vous dire de quoi vous souffrez rien qu’en vous regardant, puis en approchant ses mains de vous. Mais l’esprit cartésien d’Alban lui interdisant de croire à ce qu’il avait l’habitude de nommer des inepties tout droit sorties des vieux contes moyenâgeux de leurs aïeuls, il avait immédiatement refusé d’y croire un seul instant. Mais maintenant il se dit : « Après tout, pourquoi ne pas essayer ? Qu’est-ce que je risque ? De toute façon, rien ne peut m’atteindre plus gravement que cette espèce de néant qui m’habite. » Alban décide donc de rendre visite à cet être mystérieux à l’aura lumineuse, selon les dires de sa sœur.

     

       Dès les premières minutes de présence auprès du sage qui se fait appeler « guide Séraphin », Alban se sent inexplicablement bien. Le vieil homme dégage une impression de douceur et de sérénité apaisante. Son visage souriant semble réfléchir la lumière de cette aura lumineuse, qu’en effet on peut voir au-dessus de sa tête. Sans même s’en étonner, et avant que le sage ait prononcé le moindre mot, Alban sent que cet homme est en train de lui communiquer quelque chose. Il ne sait encore quoi, mais il le ressent d’une manière intense et particulière, à travers un sentiment de bien-être absolu qui lui était jusqu’alors totalement étranger. En même temps, étrangement, son esprit d’habitude toujours sur le qui-vive dès qu’il se sent frôler une réalité qui le dépasse semble lui-même désarmé, apaisé, et ouvert.

    — Bonjour Alban. C’est bien ça ? Vous vous prénommez bien Alban ? lui demande l’homme à la voix assurée et douce à la fois.

    — Bonjour guide Séraphin. Oui, c’est bien ça.

    — Que puis-je pour vous, Alban ?

    — Eh bien… ma sœur m’a parlé de vous, elle m’a vanté vos mérites, c’est pourquoi je suis ici.

    Guide Séraphin sourit.

    — Mais encore ?

    — Eh bien, c’est tout. Je suis venu constater les faits par moi-même, répond Alban, avec un demi-sourire gêné.

    — Très bien, Alban, j’entends bien, j’en suis flatté et je vous en remercie, mais vous n’êtes pas venu me voir uniquement parce que votre sœur vous a dit le faire, n’est-ce pas ? Alors allez-y, dites-moi ce que vous vouliez savoir et que visiblement vous n’osez plus me demander. Allez-y, ne craignez rien.

    — Eh bien… tout d’abord je dois vous avouer que jusqu’à ce jour, j’étais totalement hermétique à tout ça.

    — À tout ça ? C’est-à-dire ? Que voulez-vous dire ? demande guide Séraphin, qui visiblement fait semblant de ne pas comprendre.

    — Eh bien, à tout ce qui n’est pas rationnel, à tout ce qui n’a aucune réalité concrète, à tout ce qui n’est pas prouvé par la science.

    Guide Séraphin sourit.

    — Comment pensez-vous que je vais répondre à la question que vous êtes sur le point de me poser ? répond-il avec un petit sourire amusé. Croyez-vous que je vais prendre une baguette magique et vous taper légèrement le dessus de la tête avec en récitant une formule magique ?

    — Non… ce n’est pas ça…

    — Très bien, alors allez-y, posez votre question.

    — Eh bien, vous allez sans doute trouver cela étrange, mais en ce moment je ne sais plus du tout où j’en suis, je me sens perdu. Au point que j’en suis à entendre des voix. Je me demande même par moment si je ne suis pas en train de devenir fou.

    — Des voix ? Quel genre de voix ?

    — Oui, enfin… plus précisément une voix.

    — Et que vous dit cette voix ?

    — Cherche la vérité en toi.

    — Ah… très bien. Et c’est pourquoi vous êtes venu la chercher ici.

    — Oui, je sais, ça ne semble pas très logique… mais le truc c’est que je ne vois vraiment pas comment je pourrais trouver la vérité en moi, puisqu’en moi il n’y a rien d’autre en ce moment qu’un immense trou noir.

    — Et donc ?

    — Et donc, j’espérais que vous pourriez m’en dire un peu plus à propos de cette vérité que je suis censé chercher.

    — Hum…

    — J’en étais sûr, vous ne pouvez pas répondre à cette question.

    — Selon vous, Alban, qu’est-ce que la vérité ?

    — C’est quelque chose que je n’ai jamais su, justement. J’ai toujours pensé qu’il existe autant de vérités que d’être humains sur terre.

    — C’est un bon début.

    — Vous trouvez ?

    — Bien sûr ! Puisque c’est votre vérité que vous devez trouver. Pas celle des autres terriens de cette planète, mais la vôtre.

    — Alors je ne suis pas près de la trouver. J’ai tellement expérimenté de choses, sans qu’aucune ne m’ait apporté ce bien-être qu’on est censé éprouver quand on sait où est la vérité. Si je possédais cette vérité en moi, je le saurais déjà, n’est-ce pas ?

    — Vous croyez ?

    Alban scrute le vieil homme avec perplexité. Ce dernier ne semble pas réellement pressé de partager avec lui ses perles de sagesse et paraît se comporter plutôt comme un psychiatre, avec cette manie qu’il a de reformuler sans arrêt ses propos et de poser des questions.

    — Vous croyez vraiment à ce que vous êtes en train de me dire, Alban ? Que vous ne pouvez pas trouver cette vérité en vous ? Parce que si c’est le cas, vous n’avez plus rien à faire ici.

    Alban est de plus en plus perplexe et légèrement contrarié. Voilà que l’homme est en train maintenant de le renvoyer dans ses foyers, avant même qu’il ait encore formulé quoi que ce soit à propos de son ressenti.

    — Ne soyez pas fâché, Alban, poursuit le vieil homme visiblement amusé, je voulais juste vous secouer gentiment. Je vais vous aider, bien entendu. Je ne vous laisserai pas repartir sans vous avoir mis sur la voie. Mais ce que je voulais vous faire comprendre, c’est que vous devez avoir avant tout le désir de vous aider vous-même. Vous comprenez ? Personne ne pourra jamais rien faire pour vous si vous ne prenez pas la décision de faire quelque chose pour vous-même. Aucun thérapeute, aucun guide, aucun sage, pas même un ange ne le fera. Parce que le déclic doit venir de vous-même. Vous avez fait un premier pas en venant ici de votre plein gré. Et ceci même si vous l’avez fait pour faire plaisir à votre sœur – enfin, c’est ce que vous dites – et maintenant il faut que vous vous décidiez à faire le deuxième pas. Et ce qu’il vous est demandé de faire pour cela n’a rien d’insurmontable, il vous suffit de lâcher-prise. C’est tout.

    — C’est justement ce qu’il m’est le plus difficile de faire.

    — Alors faites comme si.

    — Pardon ?

    — Je vous dis : faites comme si. Là, maintenant, faites comme si vous étiez en train de lâcher-prise.

    Alban fixe le guide avec de grands yeux ahuris.

    — Allez-y.

    — Mais… qu’est-ce que je dois faire ?

    — Rien. Vous n’avez rien à faire. Juste être.

    —…

    — Voilà, c’est ça. Vous voyez ? Vous y arrivez. Maintenant, vous êtes là, avec moi.

    —…

    — Vous voulez savoir ce qu’est la vérité… alors maintenant, fermez les yeux. Allez-y, fermez les yeux.

    Sans chercher à comprendre, cette fois, Alban obéit.

    — Très bien, maintenant, visualisez un bourgeon sur une branche de cerisier.

    —…

    — C’est fait ? Vous voyez ce bourgeon ? Comment se présente-t-il ? Est-ce un bourgeon de feuille ? De fleur ? De quelle couleur est-il ? Est-il petit ? Grand ? Encore bien fermé ? Légèrement entrouvert ? Laisse-t-il déjà apparaître une fleur ou une feuille ? Dites-moi. Allez-y, dites-moi ce que vous voyez.

    — Je vois un bourgeon de fleur et il laisse apparaître du rose.

    — Très bien, c’est ce que vous voyez, ou plutôt ce que vous avez choisi de voir : un bourgeon de fleur de cerisier, rose. Maintenant, dites-moi comment vous imaginez que ce bourgeon va évoluer.

    — Eh bien… je suppose qu’il va s’ouvrir de plus en plus pour laisser la place à une belle fleur rose.

    — Très bien, Alban, vous avez choisi l’option de l’éclosion de la fleur. Eh bien, voilà votre vérité. Vous pouvez rouvrir les yeux.

    Alban obtempère et fixe aussitôt le sage, attendant la suite avec grand intérêt.

    — Je vous ai offert deux options : le bourgeon de feuille ou le bourgeon de fleur, et vous avez choisi la fleur. Si j’avais posé la question à quelqu’un d’autre, cette personne aurait peut-être choisi le bourgeon de feuille. Parce que c’était là sa vérité à elle. Puis, je vous ai demandé d’imaginer le devenir du bourgeon. Vous auriez pu choisir de le faire mourir de dessèchement. Il aurait pu se détacher de la branche et tomber, et la fleur ne serait jamais née. Mais vous avez choisi de faire vivre et évoluer ce bourgeon vers sa réalisation. Pourquoi ?

    — Eh bien… sans doute parce ce que c’est l’option la plus probable.

    — Réellement ? En êtes-vous sûr ? En fonction de quoi ? Comment pouvez-vous prévoir le devenir d’un bourgeon ? Un tas d’éléments extérieurs peuvent compromettre sa floraison. Non, c’est vous qui avez choisi de le faire vivre et se transmuter. Parce que c’est là votre vérité à vous. Vous comprenez ?

    Alban reste silencieux quelques instants, tout en scrutant le visage du guide.

    — Cette vérité, c’est bien en vous que vous êtes allé la chercher, pas en moi ni en quelqu’un d’autre. C’est vous qui avez fait un choix, qui avez exercé votre liberté, qui avez décidé que la vérité du bourgeon est de devenir une fleur. Alors pourquoi n’exerceriez-vous pas cette liberté pour vous-même dans votre vie quotidienne ?

    — Vous avez raison, oui, mais… cette vérité c’est la mienne, ce n’est pas forcément celle des autres.

    — Qui vous dit le contraire ? Bien sûr !

    — Alors comment pourrais-je savoir si ma vérité est la bonne ou si ce sont les autres qui ont raison ?

    — Vous ne pourrez jamais le savoir. En revanche, ce que vous pouvez savoir c’est ce qui est bon pour vous. Cela, vous le savez parfaitement bien, même si vous faites parfois semblant de l’ignorer. Vous avez choisi de faire vivre la fleur, n’est-ce pas ? Parce que dans votre esprit, c’est là le résultat le plus probable. Et pourquoi ? Parce que c'est le résultat le plus acceptable par votre esprit qui l'a souhaité. Eh bien, il ne vous reste plus qu’à appliquer cet état d’esprit à votre vie quotidienne, et vous serez heureux, croyez-moi, Alban.

    — Ce n’est pas si simple…

    — Ah non ? Et pourquoi ? Quel bourgeon naissant de votre vie avez-vous empêché de s’ouvrir, Alban ? Quelle fleur avez-vous tuée dans l’œuf ? C’est ce que vous devez détecter en vous-même et c’est là que vous trouverez votre vérité. Tout le reste autour est inutile. Vous dites que ce n’est pas simple, pourquoi ?

    — Eh bien, parce que je ne suis pas tout seul. J’ai une famille à nourrir, et pour cela il me faut accepter toutes ces obligations professionnelles que je déteste, je n’ai pas le choix.

    — Au risque d’y perdre votre âme. Et votre vérité. Cette vérité que vous dites vouloir chercher.

    — Peut-être… vous avez sûrement raison.

    — C’est vous qui l’avez dit, Alban. Alors maintenant, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Vous savez, cette épreuve que vous êtes en train de traverser… car c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas ?

    Alban hoche la tête silencieusement.

    — Donc, cette épreuve que vous êtes en train de traverser n’est pas là par hasard. Vous aviez besoin de vous retrouver seul à seul avec vous-même. Vous aviez besoin de tout ce bouleversement en vous, de cette espèce de tremblement de terre qui vous secoue par toutes les fibres de votre être. N’est-ce pas ? Cette secousse sismique vous a fait descendre tout en bas. Au fond du ravin. Et maintenant, vous savez que vous ne pouvez pas descendre plus bas. Vous savez que vous ne pouvez que remonter. Et c’est pourquoi vous êtes ici aujourd’hui. Vous avez fait le premier pas sur la paroi pour remonter. Et donc, maintenant, vous et moi savons que vous allez y arriver. Vous ne pouvez plus faire marche arrière, vous ne pouvez que monter et monter encore. Accrochez la lampe de votre vérité à votre front et continuez à grimper.

    —…

    — Vous allez y arriver, vous verrez. Mais avant de repartir, prenez bien conscience que ce que vous êtes venu chercher ici a toujours été en vous. Il vous suffisait de lâcher prise pour le trouver. Ne l’oubliez jamais à l’avenir, lors de chacune des épreuves que vous aurez à traverser. D’accord ?

    — D’accord, guide Séraphin. Merci beaucoup.

    — Je vous en prie. Donnez-moi de vos nouvelles et revenez me voir quand vous voulez. Prenez soin de vous. Un dernier mot, Alban : cherche ta vérité et tu sauras quel sens donner à ta vie. Donne un sens à ta vie et tu sauras quelle est ta vérité.

     

    Sur la route du retour, Alban a l’étrange sensation de s’être délesté d’un poids énorme, et en même temps d’avoir acquis des ailes, bien que n’ayant laissé ni gagné quoi que ce soit chez le sage.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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