• Bienheureuse trêve

     

    Quand le soir, lentement, descend sur la colline,

    Et que mes yeux fiévreux se posent sur la mer

    Aux reflets sinueux jetant de brefs éclairs,

    La lune y reflétant sa blancheur opaline,

     

    Je goûte la douceur d'un vieux jour qui s'achève,

    Aux gouttes de chagrin se mêlant à la peur,

    Au parfum de jasmin à ses plus tendres heures.

    Je hume la senteur d'une paisible trêve.

     

    Bientôt, un nouveau jour aux capiteuses essences

    Se déploiera autour du vide de l'absence,

    Avec ses pluies acides et ses arômes d'ange.

     

    Car ainsi va la vie qui court comme le vent

    Ainsi se meut l'amour au parfum d'innocence,

    Battement infini des cœurs au bois rêvant.

     

     Sérénita

     

     

     


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  •  

    Un beau matin de juin, dans la brise légère,

    Teinta le carillon, de sa touche angevine,

    Tandis que le parfum de la rose trémière

    Emplissait mes poumons de ses notes divines.

     

    Une colombe blanche approcha doucement,

    Comme attirée soudain, en ce sublime instant,

    Par cet or dans les branches, au-dessus de ce banc

    Où je goûtais l’air frais en écoutant le vent.

     

    Le jardin s’ennoblit de sa présence pure,

    Délicate et sensible à la beauté du jour.

    Dans son œil ébloui, épousant la nature,

    Je vis l’indescriptible et saisissant amour.

     

    Je vis l’or du soleil habiller les prisons,

    Et puis le bleu des mers noyer toutes les larmes.

    Je vis l’ange du ciel caresser l’horizon,

    Pour offrir à nos yeux l’élégance et le charme.

     

    Je vis plus ce jour-là qu’en toute une existence,

    Car j’ouvris mon esprit à un autre univers,

    Je fis taire ma voix pour sonder le silence

    Je trouvai l’eau de vie, sa grâce et son mystère.

     

    Alors s’ouvrit pour moi la porte d’un Eden

    Où le chagrin se meurt dans le souffle du vent,

    Où l’espoir et la joie fleurissent les rengaines,

    Où simplement, le cœur palpite doucement…

     

    Sérénita


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  • La musique des songes

     

     

    La musique des songes errait sur la vallée,

    Se reposait sur l’onde et troublait sa noirceur,

    Sous la lune bien ronde, une nuit de terreur,

    Où l’angoisse qui ronge hantait l’aube étoilée. 

     

    Ses notes argentées tombèrent sur les joncs,

    Sur l’eau du désespoir, sur l’herbe de la peur,

    Et sur les feuilles ailées où s’inscrivaient les heures.

    Gracieuses et parfumées. Leur angélique son

     

    Voguait au gré du vent, caressait les nuages,

    Leur couronne d’argent déposant au passage

    Des pépites de joie sur les prés alentour. 

     

    Et le temps s’arrêta, se figea dans l’instant,

    Car un chœur d’au-delà tout ruisselant d’amour

    Était passé par là, un jour de mauvais temps…

     

    Sérénita

    (extrait de "Iridescence")

     


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  • Muse, que me dis-tu ?

     

     

    Oh muse, mon amie, que me chuchotes-tu,

    Du haut de ce ciel gris où le soleil n’est plus ?

    Quoi, tu dis qu’il fait beau sous les sombres nuages,

    Quand on n’entend l’écho que du violent orage ?

     

    Tu dis que le parfum de la terre est nectar,

    Embaumant au matin, au midi et au soir,

    Quand des êtres sans nom, inconscients et austères

    Y versent le poison qui coule en nos artères ? 

     

    Tu dis que la musique est le rire des anges

    Et qu’elle est fantastique et belle autant qu’étrange,

    Dans le chant d’un oiseau sous la pluie du printemps,

    Dans la feuille et dans l’eau, dans la fleur, dans le vent ?

     

    Mais comment le zéphyr pourrait-il encore rire

    Quand les pleurs, les soupirs étouffent ses désirs ?

    Comment l’arbre peut-il toujours tendre ses branches

    Quand les plaisirs futiles hâtent sa déchéance ?

     

    Comment l’eau de la vie pourrait-elle danser

    Alors qu’elle charrie des bris d’humanité ?

    Comment le gai pinson peut-il chanter la fête

    Quand le son du canon résonne sur nos têtes ?

     

    Oh muse, mon amie, ton destin est étrange,

    Ta voix est sans répit, parfois tu nous déranges,

    Quand tu nous dis d’aimer ce qui n’est pas aimable,

    Quand tu mets sous nos pieds ce tapis confortable

     

    Afin que nos cœurs veuillent et attendent encore

    De l’amour sur nos seuils, de splendides aurores,

    Des moments de douceur entre loups et gazelles

    Armistices du cœur, paradis des merveilles…

     

    Nous savons bien pourtant, comme toi tu le sais,

    La raison des tourments de ce monde sans paix.

    Mais nous faisons semblant, quand nous nous sentons las

    D’être mal entendant. Nous ignorons ta voix.

     

    Aujourd’hui, mon amie, toi qui fus là, toujours,

    Dans les chagrins sans bruit, dans les passions d’amour,

    Je t’appelle en mon cœur, je te dis « viens vers moi »,

    Viens habiter mes heures et donne-moi le la,

     

    Pour qu’à nouveau mes doigts puissent tracer, fidèles,

    Les élans de mon âme endormie dans ses ailes,

    Et que le temps s’arrête, et que le temps s’enfuie,

    Vers ces matins de fête où s’élance la vie !

     

    Sérénita

    Ce poème est un extrait de mon recueil de poésie intitulé "Iridescence",

    disponible ici :

    The Book Edition

     

     

     

     


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  •  

     

    La musique des sphères écoule sa tendresse

    Au doux creux de mon âme assoiffée d'harmonie,

    Et la petite flamme un instant endormie

    Bercée par ce bel air, retrouve l'allégresse.

     

    Son ombre déployée sur le mur des espoirs

    Se reflète dans l'eau des regards attentifs

    Et guide les bateaux à travers les récifs

    Jusqu'au port adoré, tout au bout du hasard...

     

    Et les cœurs se souviennent, ils trouvent leur étoile

    Et voguent à  perdre haleine en hissant la grand voile,

    Ivres du vent mêlé au son de tout leur être,

     

    Retrouvant le doux nid de leur terre première,

    Douce île de beauté au pays du paraître,

    Arc-en-ciel infini à l'ultime frontière.

     

    Sérénita

     

     

     

     


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