• J'écris...

     

    J'écris.

    Sans raison,

    J'écris.

    Sans désir,

    Sans attente,

    J'écris.

    Je ne sais

    Ce qui va, aujourd'hui,

    En cette aube que voilà,

    Sortir de moi,

    Mais j'écris.

    C'est comme un appel,

    Comme une délivrance...

    C'est un retour aux sources,

    A La Source.

    Je ne sais quelle eau pure,

    Vivifiante,

    Rafraîchissante,

    Va se mêler à l'encre de mon cœur,

    A l'eau salée de mes yeux

    Qui pleurent tour à tour la tristesse ou la joie,

    Mais j'écris.

    Et là, en cet instant,

    Où mon crayon  noircit la page blanche,

    J'écris ma passion,

    J'écris ma revanche,

    Apaisée de ses tourments,

    Anoblie par Ta présence,

    Transformée par Ton Amour,

    Transmutée par un Eden,

    Où les mots doux submergent la haine,

    Où les vaudou brisent les chaînes,

    Où les anges sourient

    Avec les hommes,

    Avec les bêtes,

    Où la lumière est océan de joie,

    Baignant tout ce qui vit,

    Les démons et les sirènes,

    Les chevaliers et les princesses,

    Les fées et les gorgones...

     

    Laisse tomber les mortes peaux

    De tes plaies refermées,

    Ne les titille pas de la plume de tes regrets,

    Laisse couler les mots

    De la tendresse pure.

    L'eau qui ne coule pas

    Devient poison

    En toute jarre,

    Même la plus belle,

    La plus précieuse 

    Ou la plus chère.

     

    Mais l'eau du cœur,

    Quand elle coule,

    Incessamment,

    Inlassablement,

    Se renouvelle éternellement.

     

    Sérénita

     

     

     

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  • Blanc et noir

     

    En chaque être survit deux destinées possibles

    Et le jeu des miroirs lui renvoie l'illusion

    Du blanc pur et béni, du noir laid et nuisible,

    Pendant que sa mémoire enregistre les sons,

     

    Les notes décalées sur la longue portée

    Où se perdent les blanches, ou s'abîment les noires,

    Déformant à regret la chanson préparée

    Pour la belle revanche d'une nouvelle histoire.

     

    Et pourtant, noir et blanc pour toujours cohabitent

    En l'âme au naturel, affranchie de l'esprit.

    Il suffit simplement d'en accepter le rite

    Quand elle scrute le ciel, y buvant l'eau bénie.

     

    Il suffit simplement de la laisser voler

    Et tel  un papillon la laisser se poser

    Sur la rose du temps déversant la rosée

    De florales chansons, de musiques embaumées.

     

    Sérénita

     

     

     

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  • Au bout du souvenir

     

    Au bout du souvenir, là-bas, l'ombre s'efface,

    Des troubles retenues aux pudiques non-dits.

    Le soleil du sourire assassine et remplace

    Les illusions perdues sur les monts assoupis.

     

    Et l'on peut voir enfin se refermer les grilles

    De l'espoir allumé par un vent d'illusion,

    Serinant le  refrain d'un chant de pacotille,

    Et l'on peut s'éveiller aux parfums  des  saisons.

     

    Un goût de liberté se pose sur nos lèvres

    Aux notes parfumées qui séduisent et enfièvrent,

    Et dans l'or d'un instant, on oublie le chagrin.

     

    Dans la larme perlée d'un amour impossible

    Qui erra si longtemps qu'il perdit son entrain,

    On voit se refléter l'océan des possibles.

     

    Sérénita

     

     

     

     

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