• Radeau à la dérive

     

    Une muse rêveuse un jour avait gravé

    Son beau songe d’amour sur la soie d’une voile.

    Un gentil troubadour, poète des étoiles,

    Lut sa prose amoureuse et en fut foudroyé.

     

    Les doux mots de velours de la fée des poèmes

    Percèrent à jamais son cœur émerveillé,

    Et dans le matin frais, sur la rose givrée,

    Il ancra son amour de sa plume bohème.

     

    Depuis lors il errait par les monts et les mers,

    Solitaire il allait, de frontière en frontière,

    Cherchant son idéal en suivant son étoile,

     

    Sans jamais découvrir qu’elle était là, tout près,

    Sur le plancher bancal de son radeau fatal,

    Sur le point de mourir de l’avoir tant aimé.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    9 commentaires
  • Pirate de mon coeur

    Un jour tu es entré

    Par la porte entrouverte.

    J'avais perdu la clé

    De mon âme en défaite.

    Tendrement tu as posé

    Sur la première marche de mon cœur

    Une rose d'été

    Au parfum de bonheur.

    Et puis tu es parti

    Sur ton fier et beau galion.

    De mes yeux je t'ai suivi

    Jusqu'à la ligne d'horizon,

    Où tu as disparu

    Dans le bleu de la mer

    Dans le bleu des nues,

    Et celui du mystère.

    Et depuis, à toute heure,

    D'aurore en aurore,

    Pirate de mon cœur,

     

    Ta rose embaume encore. 

     

    Sérénita

     

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    8 commentaires
  •  

    Au bout du souvenir

     

     

    Au bout du souvenir, là-bas, l'ombre s'efface

    Des troubles retenus aux pudiques non-dits.

    Le soleil du sourire assassine et remplace

    Les illusions perdues sur les monts assoupis.

     

    Et l'ont peut voir enfin se refermer les grilles

    De l'espoir allumé par un vent d'illusion,

    Serinant le refrain d'un chant de pacotille,

    Et l'on peut s'éveiller aux parfums des saisons.

     

    Un goût de liberté se pose sur nos lèvres,

    Aux notes parfumées qui séduisent et enfièvrent,

    Et dans l'or d'un instant on oublie le chagrin.

     

    Dans la larme perlée d'un amour impossible

    Qui erra si longtemps qu'il perdit son entrain,

    On voit se refléter l'océan des possibles.

     

    Sérénita

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Heureux l'ami...

     

     

    La distance et le temps séparent sans pitié

    Les cœurs abandonnés aux caprices du vent.

    Le parfum envoûtant de la pure amitié

    Se noie dans la rosée qui rejoint l'océan,

     

    Et les vagues l'emportent au hasard des brisants.

    La grande immensité au tumulte entêtant

    Ouvre bientôt la porte au silence angoissant.

    Puis le calme apparaît et l'esprit se reprend.

     

    Mais le cœur est touché, il bat plus lentement.

    Il est comme l'oiseau qui a brisé ses ailes,

    Regardant s'écouler sur la terre son sang

    Et colorer les eaux qui descendent du ciel.

     

    La distance et le temps ne sont que douce brise

    Pour les cœurs arrimés au port Fidélité.

    L'orage assourdissant n'a plus aucune prise

    Sur la soie embaumée de la douce amitié.

     

    La terre peut gronder, les éclairs foudroyer,

    Le cœur est un cristal à la force d'airain

    Qui brille sans compter, sans fin, sans y penser,

    En un cadre idéal, sans peur du lendemain.

     

    Heureux qui peut marcher chaque jour à chaque heure

    Sur le chemin fleuri d'une amitié fidèle.

    Il est un roi ailé au royaume du cœur

    Et pour toujours béni, sourit au bleu du ciel.

     

    Sérénita

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    23 commentaires
  •  

    Les mots d'amour, à contre-jour

    Cherchent le temps et les saisons,

    Et l'air est lourd aux alentours,

    L'aurore attend à l'horizon.

     

    Les maux de guerre et de misère

    Troublent les heures et les secondes.

    Le solitaire, à la frontière,

    Défie la peur au cœur du monde.

     

    Le souffle lent  du vent perdu

    Ferme ses ailes au soir de vie.

    De sentiment, l'être n'a plus,

    Qui craint le ciel et l'infini.

     

    De désespoir, l'être se meurt,

    Le  dos courbé au clair de lune.

    Seul dans le noir, son corps a peur,

    Sa foi mêlée à l'infortune.

     

    De faim de vie, de soif d'amour,

    L'être a l'espoir, sous l'arc-en-ciel.

    L'âme étourdie de sons velours,

    En son miroir il s'émerveille.

     

    Il a trouvé au cœur du chœur

    L'onde enchantée qui meut le monde,

    Il a aimé au cœur du cœur

    Le goût d'aimer hors les secondes.

     

    Aux cieux striés d'ailes neigeuses,

    L'être a surpris l'astre irisé

    En ses pensées douces et rêveuses,

    Il a saisi l'instant sacré.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique