• Chemins parallèles

     

     

    Vos chemins parallèles un jour ont convergé,

    Et vos battements d'ailes, impuissantes, affolées,

    En vos cœurs tourmentés, si fort ont résonné,

    Que vos âmes ont tissé de doux liens d'amitié

     

    Qui effacent la peur, apportent réconfort,

    Qui calment la douleur de l'esprit et du corps,

    Qui entrouvrent le ciel sur un autre univers,

    Qui rendent éternel un instant de lumière,

     

    Une amitié solide, impossible à briser,

    Qui ne prend pas de ride et qui sent bon l'été.

    Et pourtant...la lumière éclatante du jour,

    Fût-elle aussi légère et tendre que l'amour,

     

    Ne pourrait empêcher l'âme de s'envoler

    Vers de bleu azuré de ses rêves dorés.

    De ce corps prisonnier de souvenirs cuisants,

    Elle doit s'évader et voguer pour un temps,

     

    Solitaire... et goûter l'ivresse incomparable

    De trouver, rescapée d'une antre abominable,

    La perle de grand prix qu'est cet être parfait

    Qui dort au creux du nid de son corps imparfait.

     

    Alors ami, souris et sois heureux pour lui,

    Si son âme s'enfuit de vos âmes unies,

    Car c'est pour mieux trouver la vie qui en lui bat,

    Car c'est pour mieux aimer qu'un jour il reviendra.

     

    Sérénita

     

     

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  • Sur les rimes du temps...

     

    Sur les rimes du temps voyageaient ses chansons,

    Océans du passé bouillonnants et rebelles

    Ou mers abandonnées à la douceur du ciel.

    Sur les rimes du temps voyageaient ses chansons.

     

    Sur les rives de l'être achoppaient ses refrains,

    Quand passaient les pensées chargées de noire écume

    Et que ses mots ailés avaient perdu leurs plumes.

    Sur les rives de l'être achoppaient ses refrains.

     

    Sous les rides de l'âme apparaissait son cœur,

    Ses vers libres d'aimer, les vagues chevauchaient,

    Laissant un goût sucré sous l'amer de ses plaies.

    Sous les rides de l'âme, apparaissait son cœur...

     

    Sérénita

     

     

     

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  • Sur une pierre blanche,

    j'ai gravé nos prénoms :

    Opaline et Pervenche, 

    L'une fleur, l'autre non.

     

    L'une vient de la lune 

    Et sourit aux étoiles,

    L'une est fleur d'infortune

    Sur un bonheur bancal.

     

    L'autre est pâle, irisée

    Et reflète les rêves,

    L'autre est bleue-liberté

    Qui serpente sans trêve.

     

    L'une a prêté sa voix 

    Aux tristes mélodies,

    L'autre a rampé au pas

    Des divines folies.

     

    L'une a hurlé la nuit

    Au coeur de la souffrance,

    L'autre a chanté la vie 

    Et les fleurs d'espérance.

     

    Leurs chants se sont rejoint,

    Un matin de soupir,

    Comme se lient les mains,

    Poussées par le désir.

     

    Et bien que différents,

    Et bien que sans raison,

    Ils ont uni leurs sens 

    Au vent de la passion.

     

    Alors au clair-obscur,

    D'un jour sans apparence, 

    J'ai démoli le mur

    De nos deux différences.

     

    Sur une pierre blanche,

    J'ai gravé nos prénoms :

    Opaline et Pervenche,

    L'une fleur, l'autre non.

     

    Sérénita

     

     

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  • Les roses de l'amour

     

     

    Tu pensais que le vent d'amour et d'amitié

    Pour toujours soufflerait sur ton cœur en goguette.

    Tu buvais chaque instant comme un doux vin d'été,

    Sans te plaindre jamais, sans manquer une fête.

     

    Mais au fil des saisons qui jalonnent ta vie,

    Tu t'aperçois un jour que rien n'est permanent,

    Ni le feu de passion, ni ce grain de folie

    Qui faisait de l'amour un brasero ardent.

     

    Ni même l'amitié qui ressemble à l'amour,

    Ni les tendres sourires habillés de pudeur,

    Ni les chastes baisers, ni les yeux de velours

    Épargnés du désir et remplis de douceur,

     

    Ne durent plus longtemps que l'éclair de l'orage,

    Au ciel de la folie des humains obsédés

    Par le temps et l'argent, les plaisirs de leur âge,

    Quand d'autres hommes prient pour de l'eau et du blé.

     

    Tout se meut et s'arrête un jour, au froid d'hiver,

    Dans les cœurs que le temps par l'épée a vaincus.

    Le gel fait d'une fête un glacier haut et fier

    Et fige les instants au froid des mots perdus.

     

    Quand le printemps est là, il faut en saisir l'heure

    Et humer le parfum de ses roses d'amour,

    Car soudain vient le temps de l'hiver dans les cœurs

    Et l'on pleure, un matin, le bonheur sans retour.

     

    Sérénita

     

     

     

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  • On s'est dit tant de choses...

     

     

    On s'est dit tant de choses, que le ciel en est plein,

    On a tant partagé, que la mer en déborde.

    Le doux air de ta prose éclaire mes matins,

    Et c'est ton cœur ailé qui tous les soirs me borde.

     

    J'ai aimé ces silences comblés par ta présence,

    Et la douce folie qui planait sur ma vie,

    Quand tes rêves en partance berçaient mon espérance,

    Sur les flots sans répit de tes vers inédits.

     

    J'ai aimé chaque instant, comme on aime un parfum,

    Enivrant et troublant, qui se mêle à votre âme,

    En un souffle entêtant, musicien, aérien,

    Qui vous berce en-dedans, enlevant jusqu'au pâme.

     

    J'ai aimé les soupirs de tes mots interdits

    Qui traversaient les murs de mon âme en prison.

    J'ai aimé ce soleil qui brilla sur nos vies

    Et la douce aventure de nos bleues illusions.

     

    Aujourd'hui tu es loin, et tu aimes là-bas.

    De tes doigts musiciens, tu façonnes un après,

    Et tu vois, tout est bien, car j'ai gardé de toi

    Ce doux air magicien que nul autre ne sait,

     

    La perle de grand prix, le joyau sans pareil

    Qu'est le cœur de nos cœurs battant à l'unisson,

    En ce monde en sursis qui cherche le soleil,

    Moi j'ai le grand bonheur de ta joie sur mon front.

     

    Sérénita

     

     

     

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