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    Sur un petit cahier, un jour de nostalgie,

    J'ai écrit la douleur de mon âme effeuillée.

    Ce fut un cri du cœur, comme un oiseau blessé,

    Frêle et abandonné dans le froid de la nuit.

     

     

    Sur la blancheur nacrée de ces pages anciennes,

    Sont restés bien vivants les mots noirs de la peine.

    Ils dansent maintenant une valse de Vienne,

    Sur la musique ailée de ses rimes pérennes.

     

     

    Car les pleurs de naguère, au puits de solitude,

    Ont rempli les rivières et lacs de finitude,

    Où viennent se noyer les regrets, les soupirs,

     

     

    Aux doux vent de l'espoir que fait naître un sourire,

    Quand la pluie, sans arrêt,, tambourine le pire.

    C'est un soleil parfait, un mirifique empire !

     

    Sérénita

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    Amour libellule

     

     

    Entre deux rêves fous, entre deux portes d'or,

    Nous nous sommes trouvés, nous nous sommes aimés,

    Sans songer à l'après d'un bonheur incomplet,

    Et sans crainte du tout des caprices du sort.

     

    Parenthèse enchantée d'un amour sans maison,

    Errant sur ce chemin où fleurissent les roses,

    Dont le tendre parfum sur nos âmes se pose,

    Mais sans s'y arrêter, de l'instant prisonnier.

     

    Cet amour-libellule effleurant l'eau paisible,

    De nos rêves crédules évaluant les possibles,

    Nous a illuminés, mais désarmés aussi,

     

    Quand l'aiguille acérée de l'horloge rebelle,

    De nos cœurs a percé le vieux cuir adouci,

    Et en eux a piqué une rose éternelle.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

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    Une odeur, un parfum, et les souvenirs viennent,

    Comme des papillons guidés par la lumière.

    L'écho d'une chanson retient mon âme entière

    Au pourtour incertain d'une image incertaine,

     

    Où les rires cristal de bouches juvéniles

    Enchantaient le soleil, attendrissaient la lune,

    Tandis que sous le ciel crissaient les infortunes,

    Dans le froid hivernal des illusions stériles.

     

    Assise sur le lit de l'âpre solitude,

    D'une douce embellie je rêvais l'habitude,

    Je regardais au loin l'horizon rougeoyant,

     

    Je noyais mon chagrin dans l'or du crépuscule,

    En me disant "Demain, arrivera le temps...",

    Lors qu'au fil du destin mûrit le funambule.

     

    Sérénita

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  • Comme les oiseaux de passage,

    Les amis d'un temps se posent sur nos vie,

    Une saison d'hiver maussade,

    Puis, le printemps revenu,

    S'envolent à nouveau, vers d'autres horizons...

    Tels des anges aux ailes d'or,

    Ils nous frôlent d'une caresse de soleil,

    Et laissent à jamais sur nos coeurs

    L'empreinte d'un pur sentiment,

    Victorieux du temps.

     

    Sérénita

     

    Like the birds of passage,

    Friends of a time, land on our lifes

    During a gloomy winter season.

    The spring income,

    They fly again, to new horizons...

    Like angels with golden wings,

    They graze us as a caress of the sun,

    And leave forever on ou hearts

    The trace of a pure feeling

    Victorious of time.

     

    Sérénita

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