• Un jour viendra, sur la colline...

     

     

    Un jour viendra, sur la colline,

    Je te verrai marcher vers moi.

    Dans la lueur qui se dessine,

    En toi et tout autour de toi, 

     

    Je vois l'amour d'un rouge feu

    Allumant même les étoiles.

    Il naquit un jour en nous deux,

    Et fier, il déchira le voile.

     

    Je vois la vie qui court et danse

    Dans tes yeux, tes cheveux, ton corps,

    Tu m'appelles et puis tu t'avances,

    Mes yeux se font plus  doux encore.

      

    Un jour, toi et moi sur la lune,

    Parlant aux étoiles lointaines,

    Nous abolirons l'infortune,

    La peur, le remord et la peine,

     

    Et nous nous aimerons enfin.

    Dans la prairie, au crépuscule,

    Nous marcherons main dans la main

    Sous un tendre rayon de lune,

     

    Éclairés du sourire heureux

    De cet ange qui nous guida,

    À travers l'éclat de nos yeux,

    L'espérance de nos cœurs las.

     

    Un jour viendra sur la colline,

    Je te verrai marcher vers moi.

    En cette aube qui se dessine,

    Je le sens, le sais. Je te vois.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     


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  • L'amour est une étoile

     

     

    Il disait : "Non, jamais je ne me marierai.

    Tout seul je resterai et l'amour je ferai,

    Comme on fait des voyages aux tendres paysages,

    Sans frontière et sans âge, aux multiples rivages.

     

    Car, voyez-vous, la vie l'avait beaucoup meurtri

    Et depuis tout petit, il n'en avait appris

    Que les sens interdits et les tournants maudits.

    Les jours étaient pour lui plus sombres que les nuits.

     

    Il avait en son cœur une intense douleur.

    Chaque jour, à chaque heure pulsait l'amère horreur

    Qui, un jour de malheur, avait pris sa candeur.

    Il en sentait l'odeur, la brûlure et l'aigreur.

     

    Il cherchait un giron où trouver le pardon

    Pour ses gestes félons qui troublaient sa raison.

    Il avait sa façon d'aimer sans condition

    Mais ignorait le don et de l'amour le son.

     

    Et puis voilà qu'un jour, est apparu l'amour

    Au fond des yeux velours d'une fille au cœur sourd.

    De leurs mots un peu lourds, ils se sont fait la cour,

    Ils ont percé à jour leur destin sans détour.

     

    Et la main dans la main, du soir jusqu'au matin,

    Par les rues, les chemins, ils sont allés bon train,

    Oubliant les chagrins, ne pensant qu'à demain

    Et à ce jour lointain où naîtrait un bambin.

     

    L'amour avait gagné, effaçant les jamais

    Qu'on pense mériter quand on a trop pleuré.

    L'amour est liberté, il n'est pas prisonnier,

    On peut le rencontrer, surmonter le passé. 

     

    L'amour est une étoile au ciel d'une aube pâle.

    Et derrière le voile des peines ancestrales,

    Son aura musicale entonne un chant astral

    Au rythme triomphal d'un sentiment royal.

     

    Sérénita

     


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  • Pour une seule goutte d'amour

     

     

    Le tonnerre peut bien gronder,

    les éclairs déchirer le ciel,

    jusqu'à faire chavirer les bateaux,

    jusqu'à bouleverser le monde tout entier;

    la terre peut bien trembler sous tes pieds

    et faire trembler les murs de ta sérénité;

    la nature toute entière peut bien verser

    des torrents de larmes amères,

    arrosant chaque fleur d'amour 

    de l'acide sucré de sa peine;

    toute la population du monde

    peut bien te montrer du doigt,

    puis effacer la plus petite goutte

    de ta liberté,

     

    tu ne ressens rien,

    rien d'autre que la morsure aigre-douce

    d'un amour merveilleux.

    Que sa flèche parfumée

    ne t'ait touché qu'une demi-seconde,

    et ton corps tout entier 

    s'en trouve embaumé pour l'éternité.

    Au milieu du monde enténébré

    par le désert de la solitude,

    toi, tu es le prince

    d'un Eden à nul autre pareil,

    pour une seule  goutte d'amour,

    déposée un jour,

    sur ton cœur abandonné...

     

    Sérénita

     

     

     

     


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  • Si tu viens...

    Image  réalisée par Claudine Côté

     

     

    Je garderai toujours, nichés au fond de moi,

    Tes sourires vivants rescapés de l'enfer,

    Petits rayons d'amour posés ici ou là,

    Qui se moquent du temps, de demain et d'hier,

     

    Ces touches délicates, élégantes et fragiles

    De ton cœur chaleureux qui a pourtant souffert,

    Surgissant de l'asphalte, impatientes, fébriles,

    En ton regard heureux, bien qu'il fût en hiver.

     

    Je garderai l'empreinte, en mon âme éveillée,

    De ton esprit ouvert sur le monde en sursis,

    Bien qu'en ta foi éteinte elle fût enfermée,

    Car j'ai vu la lumière à l'aube de ta nuit.

     

    Alors ne t'en fais pas si mes mots d'aujourd'hui

    Sentent les fleurs fanées et les feuilles d'automne,

    Ils sont toujours pour toi, regarde sous leur lit,

    Vois comme ils ont gardé le goût que tu leurs donnes.

     

    Mais tu ne le sauras qu'en lisant ces écrits,

    Si tu viens de toi-même, aisément, librement,

    Guidé par cette voix qu'un jour tu entendis,

    Comme un simple je t'aime à la vie, t'invitant.

     

    Si tu trouves la route et viens jusqu'à mon ciel,

    En oubliant le froid et le noir de l'absence,

    Dépose sous sa voûte un sourire-soleil,

    Je saurais que c'est toi, dispersant le silence...

     

    Sérénita

     

     


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  •  

    Comme ces angelots dont les ailes scintillent

    Au doux frémissement de l'amour qui les porte,

    Comme le firmament ravivant les eaux mortes,

    Pleut l'esprit de tes mots sur mon cœur qui pétille.

     

    La lune des regrets perd alors son aura,

    Le soleil de la vie  l'engloutit dans la mer,

    En ce gouffre maudit des souvenirs amers,

    Que le vaillant Orphée, un beau jour, explora.

     

    Et les eaux du silence au parfum de jasmin,

    Noyant ma résistance en sylphides embruns,

    Alimentent la source épuisée de mon âme,

     

    Et trouvant son noyau, ravivent son éclat,

    La soie de sa peau douce abîmée par les lames.

    Mon ange de là-haut est en tes mots d'en-bas.

     

    Sérénita

     

     

     

     


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