• Radeau à la dérive

    Radeau à la dérive

     

    Une muse rêveuse un jour avait gravé

    Son beau songe d’amour sur la soie d’une voile.

    Un gentil troubadour, poète des étoiles,

    Lut sa prose amoureuse et en fut foudroyé.

     

    Les doux mots de velours de la fée des poèmes

    Percèrent à jamais son cœur émerveillé,

    Et dans le matin frais, sur la rose givrée,

    Il ancra son amour de sa plume bohème.

     

    Depuis lors il errait par les monts et les mers,

    Solitaire il allait, de frontière en frontière,

    Cherchant son idéal en suivant son étoile,

     

    Sans jamais découvrir qu’elle était là, tout près,

    Sur le plancher bancal de son radeau fatal,

    Sur le point de mourir de l’avoir tant aimé.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

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