•      Toute personne qui entre dans ta vie est venue t’apporter quelque chose. Comme elle est venue aussi prendre quelque chose de toi. La relation qui s’ensuit, que celle-ci soit amicale, sentimentale ou professionnelle, épanouissante ou conflictuelle, t’enseigne toujours quelque chose à propos de toi-même. Elle t’offre une occasion de définir ou de redéfinir qui tu es et surtout qui tu veux être. Une belle opportunité d'exprimer ton authenticité. Ce que tu veux pour toi-même et ce dont tu ne veux plus. Ce qui te rend heureux ou ce qui te blesse. Ce qui te permet de grandir à toi-même ou ce qui te fait stagner, voire te diminue.

         Cet autre qui entre dans ta vie est le miroir de toi-même. Alors réjouis-toi s’il t’apporte la joie, mais ne reste pas dans la tristesse ou le blâme si c’est plutôt l’inverse, car chaque rencontre a sa raison d’être et représente pour toi une opportunité de choix.

       Tu n’es pas cet être fragile, vulnérable, influençable et sans défense que tu as toujours crû être. Que l’on t’a fait croire que tu étais. Le courage est en toi. La force est en toi. La faiblesse n’existe pas, elle n’est que négation de la force qui t’habite, laquelle a fait de toi l’être que tu es et qui ne serait pas là si elle-même ne l’était. Cette négation de ta force est seulement activée et entretenue par ceux qui veulent asseoir ou garder un ascendant sur toi. Mais n’oublie jamais ceci : quand tu te sens malheureux ou désorienté, tu as toujours, TOUJOURS, la possibilité du choix. Qu’est-ce que je veux pour moi aujourd’hui ? Maintenant ? Pour mon bien-être et mon épanouissement ? C’est aussi simple que cela. Tu seras toujours seul à seul avec ton choix. Il n’y a rien d’autre. Personne d’autre que toi ne peut décider pour toi.

        Alors parfois tu es indécis. Tu te dis « oui mais que dois-je faire ? Faut-il aller à droite, à gauche ? Dire oui, non, avancer, reculer ? Ecoute ton cœur, oui, mais écoute ton corps aussi. Si tu éprouves une sensation de malaise, c’est que ceci n’est pas bon pour toi. Suis ton instinct. Ton instinct, c’est ton corps qui ressent, bien avant que ton esprit n’intellectualise la sensation. Quand ton corps a parlé, alors tu sais ce qu’il te reste à faire. Et quand tu auras pris ta décision, ne dévie pas de ton choix. Pas d’un iota. Sois ferme et reste-le. Être ferme ne veut pas dire être fermé, obtus, entêté. La fermeté envers soi-même est parfois nécessaire pour asseoir sa liberté et conserver le respect de soi. Il sera toujours temps plus tard de faire un nouveau choix si la situation que tu jugeais néfaste a évolué dans un sens positif. Rien n’est jamais figé ni définitif et tu peux décider et choisir autant de fois que tu le juges nécessaire. C’est ton droit inaliénable et c’est ta liberté. Ne laisse jamais personne décider de tes choix à ta place. Prends ta vie en main, chéris-là en souriant, et avec confiance va de l’avant.

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  • Conseil pour une âme blessée

     

    Un conseil pour guérir ton âme blessée ?

    Va de l’avant. Mets ta pensée sur pause et joue la musique de ta vie. Si tu ne le fais pas, tu stagnes. Si tu stagnes tu t’ankyloses, et en t’ankylosant tu comprimes ton énergie, qui finit par se dissoudre. Te voilà en état de léthargie, laquelle offre alors à ta pensée morose tout le loisir de s’installer, de t’envelopper, de t’immerger, de te noyer.

    Alors qu’en avançant, même courbé, même asphyxié, même pleurant, même soufflant, tu ouvres le canal de ton énergie. Pas après pas, tu vas toujours quelque part où t’attend quelque chose ou quelqu’un…

    Sérénita

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  • Être, c’est être sage sans être, cependant, étranger au fou ; c’est être fort mais non pas pour causer la perte du faible ; c’est jouer avec de jeunes enfants, non comme un père, mais plutôt comme un compagnon qui veut s’initier à leurs jeux.

    C’est être simple et franc avec les hommes et les femmes âgés, c’est vous asseoir avec eux à l’ombre de vieux chênes, alors que vous continuez à marcher avec le printemps.

    C’est partir à la recherche d’un poète, même s’il vit au-delà des sept fleuves, et être en paix en sa présence, sans besoin ni doute, sans une question sur les lèvres.

    C’est savoir que le saint et le pêcheur sont des frères jumeaux, dont le père est notre Gracieux Roi, et que l’un deux est né un instant avant l’autre, nous le considérons comme le Prince héritier.

    C’est suivre la beauté, même si elle nous conduit au bord du précipice ; et bien qu’elle soit ailée alors que vous ne l’êtes pas, et bien qu’elle saute par-dessus le bord, suivez-là. Car où la beauté n’est pas, il n’y a rien.

    C’est être un jardin sans murs, une vigne sans gardien, une maison au trésor à jamais ouverte à tout passant. C’est être volé, trompé, abusé, oui, induit en erreur, pris au piège puis bafoué ; mais malgré tout, regarder du haut de votre plus grand moi et sourire, sachant qu’un printemps viendra certainement dans votre jardin pour danser dans vos feuilles, et un automne pour mûrir vos raisins ; sachant aussi que si une seule de vos fenêtres est ouverte à l’Est, vous ne serez jamais vides, et que tous ceux qui sont considérés comme des brigands et des voleurs, des escrocs et des fraudeurs sont vos frères dans le besoin, et que vous êtes peut-être vous-mêmes comme eux aux yeux des bienheureux habitants de la Cité invisible, au-dessus de cette cité.

    Et maintenant, pour vous aussi dont les mains façonnent et découvrent toutes ces choses nécessaires au confort de nos jours et de nos nuits, Être, c’est être un tisserand aux doigts clairvoyants, un bâtisseur soucieux de lumière et d’espace ; c’est être un laboureur qui ressent que, dans chaque graine qu’il sème, il cache un trésor ; c’est être un pêcheur et un chasseur, ayant pitié du poisson et du gibier, mais ayant plus grande pitié de la faim et des besoins de l’homme.

    Et surtout je vous dis ceci : je voudrais voir chacun de vous sans exception s’associer aux desseins de tout homme, car c’est ainsi seulement que vous pourrez réaliser vos vertueux desseins.

    Mes camarades bien-aimés, soyez audacieux et non craintifs ; soyez ouverts et non bornés ; et jusqu’à ma dernière heure et la vôtre, soyez vraiment votre plus grand moi.

     

    Khalil Gibran

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