• Souriez-lui

     

    Souriez-lui

     

    Il va, le regard fier et le pas décidé,

    Malgré le goût amer de sa vie lacérée.

    Il lui faut faire face et poursuivre sans elle,

    Mais son âme s'efface et son cœur est sans aile.

     

    Elle est partie trop tôt, elle est partie trop vite,

    Car son cœur au galop, bravant sa vie détruite,

    N'a pas pu résister à l'appel du sommeil.

    Elle s'en est allée rejoindre le soleil,

     

    Elle qui aimait bien voir briller un sourire

    Et nous offrait le sien, simplement, sans rien dire,

    Elle était une fée et sa douce musique

    En nos cœurs ont chanté, une saison magique.

     

    Lui-même était ce prince à l'épée pacifique,

    Dont la peur était mince et l'amour fantastique.

    Il adulait sa belle et la couvait des yeux,

    Jusqu'à l'orée cruelle en ce jour malheureux...

     

    Il a vu de ses yeux s'en aller son regard

    Et son corps malheureux se figer, sans espoir.

    Il avait tant aimé son regard feu-follet

    Et le parfum léger de son corps qui dansait.

     

    Aujourd'hui ses yeux pleurent et son corps en colère,

    Dans la sombre touffeur transpire un souffle amer.

    Car son autre est partie, derrière le grand voile,

    Au-delà de la vie, au-delà des étoiles.

     

    Qui donc pourrait lui rendre un jour son âme-sœur ?

    Qui donc pourrait comprendre un instant sa douleur ?

    Ecoutez simplement son cœur lourd qui s'épanche,

    Souriez-lui vraiment quand vers vous il se penche,

     

    Car c'est tout ce qu'un cœur peut faire pour cet homme,

    Dont l'amère douleur crie, tourbillonne comme

    Une feuille d'automne emportée par le vent

    En un jour monotone où pleure le printemps.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

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