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    Quelque-chose en nous

     

     

    Ce quelque chose en nous qui nous prend, nous surprend,

    C'est ce regard si doux dans les yeux d'un enfant,

    C'est la joie du soleil, les fées dans l'arc-en-ciel,

    C'est l'amour de l'abeille en l'or pur de son miel.

     

     

    C'est l'aile de l'oiseau caressant son petit,

    C'est la pierre dans l'eau, et le bleu sur son gris,

    C'est le souffle du vent dans les saules pleureurs,

    Et la joie du vivant dans la moite chaleur,

     

     

    C'est l'écho éternel résonnant sur la dune,

    Quand l'âpre ritournelle hante nos infortunes,

    C'est l'éclat de l'argent dans les flocons de neige,

    Quand le froid nous surprend et trouble nos arpèges.

     

     

    C'est le feu, c'est la glace et tout ce qui explose,

    Pour y mettre à la place un cœur en toutes choses.

    C'est la fin, le début d'une belle aventure,

    En nos âmes à nu, exposant leurs blessures.

     

    C'est ta main fatiguée sur l'épaule d'un autre,

    Et tes yeux ravivés, et les siens, et les nôtres,

    Par l'or de son sourire au milieu de l'enfer,

    Où sont morts ses désirs et ses bonheurs d'hier.

     

     

    Ce quelque chose en nous, mon frère, mon ami,

    Ce n'est pas grand du tout, c'est tout petit, petit,

    Mais quand il se révèle aux yeux purs de l'enfant,

    C'est l'infini du ciel qui par l'amour nous prend.

     

    Sérénita

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    Il est de ces matins où tout vous semble vide,

    Où les réveils sont vains et les heures insipides.

    De ces moments passés où l'on était en joie,

    Pourtant, rien n'a changé, la vie est toujours là,

     

    Avec ses doux parfums de saisons qui s'éveillent,

    Avec ses doux refrains et ses voix en sommeil,

    Et ses rouges passions, et ses romances bleues,

    Et l'ample floraison du Vivant amoureux.

     

    C'est qu'on a oublié que la  vie est rebelle

    Et se fait désirer quand on se lasse d'elle.

    On a perdu de vue sa nature océane,

    Ses flux et ses reflux, vaguelettes et lames.

     

    C'est qu'on a oublié que la vie se respire,

    Comme un parfum iodé, venant tel un soupir

    Réveiller notre envie de prendre notre envol

    Pour la nouvelle vie qui, en précieuse obole,

     

    S'étend devant nos cœurs assoiffés de bonheur,

    Tout en séchant nos pleurs d'un souffle salvateur.

    Ne vous attristez pas de ces instants sans joie,

    Car le vide n'est pas si  vide que l'on croit.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

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  • Où que tu sois

     

    Où que tu sois, je ressens ta peine,

    et puis ta joie aussi, quand elle revient.

    Où que tu sois, ta voix m'y mène,

    dans le souffle du vent, soir et matin.

    Où que tu sois, ton parfum m'y invite,

    qui se mêle au jasmin, à la  rose épanouie.

    D'où que tu sois me parviennent les pépites

    de ton cœur chaleureux qui m'émeut, m'éblouit.

    Si loin que tu sois de moi, tu es près de mon cœur,

    jusqu'au bout de ma route, jusqu'à la mort,

    Si mystérieux que tu sois, je te connais,

    puisque je sais ton cœur,

    ses craintes et ses doutes 

    quand s'acharne le sort.

    Si insaisissable que tu sois,

    je peux toucher ton âme

    à ces mots que tu dis,

    à ces mots que tu tais,

    à ceux que je t'envoie sur mes ailes de femmes,

    pour qu'ils caressent et soignent tes plaies.

    Car si étranger que tu sois, ami,

    tu es tout près de moi...

     

    Sérénita

     

     

     

    Wherever you are, I feel your pain,

     

    and then your joy too when she returns.

     

    Wherever you are, your voice leads me,

     

    in the wind, morning and evening.

     

    Wherever you are, your perfume invites me,

     

    mingling jasmine, the rose blooming.

     

    From wherever you are come to me nuggets

     

    of your warm heart which moves me, dazzles me.

     

    If you're away from me, you are close to my heart,

     

    to the end of my road, to death,

     

    So mysterious you are, I know you,

     

    since I know your heart,

     

    fears and doubts

     

    when fate hounds.

     

    If you're elusive,

     

    I can touch your soul

     

    these words you say,

     

    these words that you are silent,

     

    those I send you on my wings.

     

    For they cherish and care for your wounds.

     

    Because if you're foreign, friend,

     

    you're near me ...

     

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  • Les cordes du violon de nos âmes

     

    Ami, tu sais…

     

    Je ne sais pas mieux que toi,

    je ne peux pas mieux que toi...

    Mais je peux partager avec toi

     

    un peu de ce parfum

    aux notes de paradis,

    venues d’au-delà, un matin,

    pour embaumer ma vie.

    Je peux suivre avec toi

    le flux de la rivière,

    écouter avec toi

    ce que disent les pierres,

    bien que sans âme, sans joie, sans remord,

    bien que dormant la vie entière,

    et même encore après la mort,

    au paradis ou en enfer...

    Comme toi, j’ai mes ombres,

    mes doutes, mes peurs.

    Comme pour toi, mes humeurs sombres

    ressemblent parfois à la mort.

    Mais la flamme légère

    de ma petite lumière

    peut éclairer la terre entière,

    si mon espoir ne désespère.

    À plus forte raison

    peut-elle éclairer ta tristesse,

    rallumer ta passion,

    ta joie de vivre, ta tendresse,

    et par ton sourire ressuscité,

    alimenter sa propre flamme,

    pour qu’en nous continuent de vibrer

    Les cordes du violon de nos âmes…

     

     Sérénita

     

     

     

    Friend, you know ...

     

    I do not know better than you,

    I can not better than you ...

    But I can share with you

     

    a little of this perfume

    Heaven notes...

    came one morning

    to embalm my life.

    I can follow with you

    the flow of the river,

    listen with you

    what the stones say, 

    although without soul, without joy, without remorse,

    although sleeping lifetime,

    and even after death,

    to heaven or hell...

    Like you, I have my shadows,

    my doubts, my fears.

    As for you, my dark moods

    sometimes look like death.

    But the slight flame

    of my little light

    can illuminate the whole earth,

    so my hope do not despair.

    Even more so

    Can illuminate your sadness,

    rekindle your passion,

    your joy of life, your love,

    and with your risen smile,

    feed its own flame,

    for that we continue to vibrate

    The violin strings of our souls ...

     

     

      serenita

     

     

     

     

     

     

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  • Le rêveur a rêvé

     

    Sous la lune de mai, une nuit de velours,

    Un rêveur a rêvé et son rêve était pur.

    Le ciel pleuvait la paix, le vent soufflait l'amour,

    La forêt enchantée scintillait sous l'azur.

     

    Le rêveur était nu de toute idée amère,

    Et son âme chantait aux doux nid de ses songes,

    Et son cœur se tenait à l'abri du mensonge,

    Le feu de ses vertus épousait la lumière.

     

    Quand il s'est réveillé de son beau paradis,

    Et qu'il a vu l'été redevenir tout gris,

    Le rêveur a pleuré d'y avoir cru ainsi.

     

    Depuis ce jour, il va de hameaux en collines,

    Essaimer ces pensées cueillies en son esprit,

    Pour que ce rêve-là, en son cœur, se dessine.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

     

     

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