• Le plus beau chant d'amour

     

     

    Douleur muette que rien ne peut éteindre,

    Coeur éteint que nul ne peut atteindre...

    L'absence comme un linceul,

    La plénitude en deuil.

    "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé",

    Le seul mât qui vous manque dérive en vos regrets.

    Comment peut-on aider l'oiseau qui a perdu une aile ?

    Il ne peut plus voler tout là-haut dans le ciel...

    Mais tu peux être là, simplement, près de lui,

    Protéger son autre aile, quand il erre dans la  nuit;

    Alors, même s'il tremble, plus de douleur que de froid,

    Même si le grand nuage noir le recouvre parfois,

    De sa gorge puissante, dédiée au chant depuis toujours,

    S'envolera vers le ciel le plus beau chant d'amour

    Qui ait jamais percé les limbes ténébreux,

    Jusqu'à l'entrée du port à l'éclat radieux

    Cette ultime contrée, au bout du long voyage,

    Où tout se meut, léger, aérien et sans âge,

    Où l'amour est un bain de bonheur permanent,

    Souillé de nul chagrin, bercé de nul tourment.

    L'oiseau uni-aile y vole avec insouciance,

    Puisqu'enfin libéré de son corps de souffrance.

    Tu es à ses côtés, toi aussi, en ce beau paradis,

    Où les coeurs restent ouverts et unis pour la  vie,

    Où ils se tiennent serrés sur la corde vibrant

    Du chant d'amour divin des morts et des vivants.

    Toi qui te sentais plus maladroit, plus mutilé,

    Que l'oiseau uni-aile qui ne peut plus voler,

    Te voilà transporté par la  joie qu'il exprime,

    En son chant transcendé en un mirifique hymne.

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

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    La plume ensorcelée

     

    Sa plume est impatiente, elle file, indocile,

    Sur la toile éclairée de ses nuits solitaires,

    Comme un dauphin ailé qui chevauche les mers,

    Sur la vague démente assombrissant son île.

     

    Sa touche de carmin, entre les fils de soie

    Qui se croisent et se croisent en tissant sa mémoire,

    Qui le narguent et le toisent, écrit son désespoir.

    C'est au petit matin qu'il en comprend la loi,

     

    Et qu'il esquisse, ému, essuyant une larme,

    Le nouvel aperçu de sa raison en flamme,

    De sa passion volée au sommet de sa gloire,

     

    De son rêve déchu tourmentant son sommeil,

    Pour une belle aimée dont il écrit l'histoire,

    Pour un amour perdu, toujours au goût de miel...

     

    Sérénita

     

     

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    Délivrance

     

    Image gracieusement offerte par mon amie Françoise :

    http://francoise-monchatre-aquarelliste.blog4ever.com/

     

     

    Il est de ces chagrins qu'on ne peut éviter,

    Quand l'épée du destin revient nous lacérer,

    Quand le froid de l'absence éteint tous les yeux vifs,

    Échoués d'une espérance à bord d'un frêle esquif,

     

    Baloté par le vent sur l'océan maudit,

    Où la houle, en hurlant, balaie tout ce qui vit;

    Ecrasé par le noir qui tombe du néant,

    Du matin jusqu'au soir, chaque jour, chaque instant,

     

    Quand l'amour ou l'ami, fauché sans préambule,

    En ce sens interdit où son corps déambule,

    Abritant sa belle âme apprêtée pour le ciel,

    Se perd, s'enfuit, se pâme, et rejoint le soleil...

     

    Il est de ces matins où l'on ne comprend pas,

    Il est de ces chagrins qu'on ne maîtrise pas...

    Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Et pourquoi maintenant ?

    Sa vie était si belle, sa joie au firmament !

     

    Mais nul ne sait pourtant les secrets de son cœur,

    Mais nul ne sait vraiment les voies de son bonheur.

    Et si c'était là-haut qu'elle voulait danser ?

    Et si c'était plus haut qu'il voulait respirer ?

     

    Et si tous les plaisirs de la terre et du ciel

    Ne pouvaient retenir sa belle âme en éveil ?

    Et si tous les désirs de ce grand univers

    Ne pouvaient contenir ses rêves sans frontière ?

     

    Si même votre amour rayonnant, lumineux

    Était pourtant trop court pour éclairer ses yeux ?

    Si aucune raison, si aucune passion

    N'était plus sa maison sous ce bel horizon ?

     

    L'âme, un instant, s'éveille et goûte avec délice

    L'air embaumé du ciel et les regards complices

    Des anges aux doux visages éclairés de douceur,

    Sans attente et sans âge, amicaux et rieurs,

     

    Posant leurs doigts légers sur vos têtes rebelles,

    Distribuant des baisers au doux vent de leurs ailes

    Semant des fleurs d'amour en vos cœurs fatigués,

    Aux parfums de toujours, aux couleurs d'un été

     

    Toujours renouvelé, sous des cieux sans nuage,

    Des soleils parfumés sur d'immenses rivages,

    Où dansent des enfants riant d'une joie pure,

    Sans regret, sans tourment, savourant l'aventure.

     

    Alors amis, pleurons le vide de l'absence,

    Car c'est avec raison qu'elle est notre souffrance,

    Versons toutes ces larmes accrochées à nos cœurs,

    Ces pensées qui désarment et ces chants de douleur,

     

    Puis regardons les cieux, offrons-leur un sourire.

    Cet être merveilleux qui a voulu partir

    Est sûrement présent dans cet imperceptible,

    Souriant, fredonnant un air indescriptible

     

    De beauté indicible et tendresse sans nom,

    De bien-être inaudible à nos mornes raisons.

    Regardez cette feuille agitée sur la branche,

    Voyez-là d'un autre œil, voyez-là qui se penche,

     

    Qui vous regarde bien, perdu en vos pensées,

    Vous qui serrez les poings dans vos poches usées;

    Entendez-vous sa voix, petite et douce et tendre

    Vous murmurer tout bas "Il ne faut plus m'attendre",

     

    Je vais bien, je suis bien, là, sous l'infini...

    Je vous tendrai la main, mes amours, mes amis...

    Je veille sur vos cœurs et mon cœur vous bénit.

    Alors séchez vos pleurs et célébrez la vie !

     

    Sérénita

     

     

     

     

     

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  • L'or du sourire

      

    C'est le noir qui t'attire et c'est la vie qui vient,

    Entre brûlants désirs et soupirs angevins,

    Entre le fleuve espoir et la rivière amour,

    C'est une belle histoire en habit de velours...

     

    Qui fleurit, embaumant, de son nectar divin

    Le lit de tes tourments, aux nuits de tes matins,

    Et fait naître un soleil dans tes yeux fatigués

    Qui ne voient plus le ciel, qui ne voient plus l'été.

     

    Elle pose un diamant au coeur de ta souffrance

    Et brille impudemment au gris de ton errance.

    Elle éclate pour toi en paillettes d'étoile.

    Ne l'aperçois-tu pas ? Déchire donc le voile

     

    Et fleuris tes chansons du pistil enchanté

    Du nouvel horizon de tes vers condamnés

    A l'obscure demeure abritant tes regrets.

    Ils veulent le bonheur, la douceur et la paix.

     

    Dépose donc tes armes aux pieds de la tendresse,

    Détourne-toi des larmes et soupirs de tristesse,

    Essaie l'or du sourire et le regard satin

    Sur la vie qui soupire après toi ce matin...

     

    Sérénita

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  • Toi qui doutes, qui désespères

    De trouver un peu de lumière,

    En cet abysse ténébreux

    Qu'est ton coeur malheureux;

    Toi qui trembles sous le vent

    D'un amour asservissant,

    Toi qui ne sais plus le  chemin,

    Toi qui ne crois plus au destin,

    Parce qu'une ombre glacée,

    Sur ton âme a soufflé

    L'amère haleine

    Des relents de ta peine.

     

    Toi qui cherches une voie

    Pour faire taire cette voix,

    Ecoute seulement,

    Ecoute sereinement,

    Ecoute ma chanson

    Qui court à l'horizon...

    Elle te dit simplement :

    Aime en toi l'enfant,

    Offre-lui un sourire,

    Pour qu'il oublie le pire,

    Redonne-lui sa chance,

    A travers son errance,

    Prends-le par la main,

    Guide-le sur un nouveau chemin...

     

    Et tu verras sous le ciel

    Eclore des merveilles.

     

    Sérénita

     

     

     You who doubts, you who despair

    To find some light

    In this dark abyss

    Of your sad heart,

    You who tremble in the wind

    Of an enslaving love,

    You who do not know the way,

    You who do not believe in fate,

    Because an ice shade

    Has blown on your soul

    The bitter breath

    Of  your trouble.

     

    You who are looking for a way

    To silence this voice,

    Listen only,

    Listen calmly,

    Hear my song

    Running on the horizon...

    It simply tells you :

    Love the child in yourself ,

    Offer him a smile,

    For he forgets the worst,

    Give him a chance

    Through his wanderings,

    Take him by the hand,

    Guide him on a new path...

     

    And you will see in the sky

    Eclore wonders.

     

    Sérénita

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